Hotellerie-restauration : Élisabeth Borne dénonce des salaires qui "ne sont pas à la hauteur"

Hotellerie-restauration : Élisabeth Borne dénonce des salaires qui "ne sont pas à la hauteur"
Élisabeth Borne à Paris, le 30 août 2021.

publié le samedi 04 septembre 2021 à 12h45

Les hôtels et les restaurants doivent "se remettre" en question, et adapter les rémunérations et les conditions de travail aux contraintes du métier, a estimé la ministre.

Les salaires dans l'hôtellerie-restauration ne sont pas assez élevés, a estimé samedi 4 septembre la ministre du Travail, Élisabeth Borne, qui a appelé les entreprises du secteur à faire des propositions pour remédier au problème.

"Le sujet du pouvoir d'achat arrive dans le débat, du fait notamment qu'on a vu que les marges des entreprises ont très fortement progressé au premier et au deuxième trimestres", a relevé la ministre sur France Inter. "Donc ça pose effectivement la question du partage de la valeur (...) entre l'entreprise et les salariés et évidemment il faut de la justice dans ce domaine", a-t-elle dit. Elle a invité "toutes les entreprises dont les marges le permettent à se saisir" de la prime de pouvoir d'achat, dite "prime Macron", qui permet de verser jusqu'à 2.000 euros défiscalisés par salarié.


"Mais je pense aussi qu'on a des sujets sectoriels", a-t-elle ajouté, avec "des secteurs dans lesquels les conditions de travail, les rémunérations ne sont pas à la hauteur des contraintes des métiers", citant notamment les "hôtels, cafés, restaurants", qui "doivent se remettre en question".

"Il y a des secteurs qu'on a massivement aidés dans la crise et qui aujourd'hui nous disent : on n'arrive pas à recruter. Eh bien il faut qu'ils se posent la question de pourquoi ils n'arrivent pas à recruter", a-t-elle insisté, ajoutant: "J'attends qu'ils mettent des propositions sur la table".


"C'est des secteurs qu'on aide, qu'on continue à aider, je pense qu'ils entendent le message", a-t-elle conclu.

Un peu plus tôt, également sur France Inter, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avait estimé qu'il fallait "conditionner les aides aux entreprises" à l'ouverture de "négociations de branches dans tous les secteurs" sur les rémunérations et les conditions de travail.

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