Hollande a "approuvé les exécutions d'au moins quatre terroristes"

Hollande a "approuvé les exécutions d'au moins quatre terroristes"
François Hollande au Conseil de l'Europe à Strasbourg le 11 octobre 2016 (illustration).

, publié le mercredi 12 octobre 2016 à 11h51

Les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient jeudi le livre "Un président ne devrait pas dire ça", issu de quelque 60 heures d'entretiens avec le chef de l'État. Outre ses confidences sur sa vie privée ou ses adversaires, François Hollande se livre sur sa politique antiterroriste et évoque les attentats qui ont frappé la France.





François Hollande "a changé après le Bataclan", où 90 personnes ont été tuées le 13 novembre 2015 (130 morts au total à Paris), raconte Fabrice Lhomme sur BFMTV mercredi 12 octobre. "Il a cru reconnaître ses enfants, de manière symbolique, puisque que c'était des jeunes de la même génération que ses enfants, il y avait des amis de ses enfants dans la salle. Il y a cette voix qui le hante d'un terroriste disant : 'On vous tue à cause de François Hollande'", a confié le président aux journalistes. "À tel point sans doute qu'il a fait cette histoire de déchéance de nationalité, qui est un échec incontestable, mais qui ne peut s'expliquer que pour des raisons psychologiques", explique Fabrice Lhomme. Car François Hollande est bien "contre" la déchéance de nationalité, affirment les auteurs du livre.



Par ailleurs, François Hollande a confié aux deux journalistes d'investigation avoir approuvé "au moins quatre assassinats ciblés" de terroristes par la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure), comme le rapporte Gérard Davet. Le chef de l'État assure aussi n'avoir jamais versé d'argent pour des libérations d'otages.

Sur le plan de la politique internationale, le chef de l'État a également évoqué ses rapports avec le président russe, Vladimir Poutine. "Ils ont des conversations cash", mais "Poutine a tendance à considérer que les musulmans sont des terroristes potentiels", ont confié les auteurs sur BFMTV.

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