Hauts-de-Seine : un suppléant LREM mis en examen pour agressions sexuelles

Hauts-de-Seine : un suppléant LREM mis en examen pour agressions sexuelles
La candidate LREM assure le 14 juin 2017 avoir "coupé tout contact" avec son suppléant.

Orange avec AFP, publié le mercredi 14 juin 2017 à 14h10

Le cortège des révélations sur les candidats de La République en marche (LREM) se poursuit. Cette fois-ci, c'est dans la 1re circonscription des Hauts-de-Seine que le parti présidentiel a des ennuis.

Alain Brevet, suppléant de la candidate Isia Khalfi, est mis en examen dans une affaire d'agressions sexuelles, rapporte Le Parisien mercredi 14 juin. Il a même été convoqué devant le tribunal correctionnel de Nanterre, lundi 12 juin, au lendemain du premier tour.


Les faits datent de l'époque ou Alain Brevet était à la tête d'un foyer du comité d'aide aux réfugiés à Bois-Colombes. Trois salariées ont saisi la justice pour dénoncer des viols commis d'avril 2010 à mars 2012. Son renvoi devant le tribunal correctionnel -après requalification en agression sexuelle-, avait été décidé en août. Il sera jugé le 5 mars 2018.

Arrivée en tête au premier tour, Isia Khalfi assure qu'elle n'était pas au courant. "Nous l'avons appris samedi soir, a-t-elle expliqué au Parisien. Un électeur nous a appelés après avoir vu le nom d'Alain Brevet sur un bulletin de vote. Il nous a prévenus qu'il était concerné par une affaire."

"J'AI CACHÉ CETTE AFFAIRE À EN MARCHE !"

Alain Brevet confirme cette version. "J'ai caché cette affaire à En Marche ! depuis le début, a déclaré Alain Brevet, cité par Le Parisien. Pour moi, cette affaire devait être réglée ce lundi. J'espérais un non-lieu pour expliquer que les soupçons qui pesaient sur moi étaient levés." Il est cependant conscient que la situation met en péril la candidature de sa colistière. "Je regrette maintenant de n'avoir rien dit car cela porte préjudice à Isia Khalfi. Elle n'a rien à se reprocher et n'était absolument pas au courant."

Cette dernière a fortement réagi à cette affaire. "Nous l'avons exclu de la campagne sur le champ. J'ai coupé tout contact avec lui."

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