Haute-Garonne : la CGT coupe le courant durant un discours d'Édouard Philippe

Haute-Garonne : la CGT coupe le courant durant un discours d'Édouard Philippe
Édouard Philippe à l'Élysée le 6 juin 2018.

Orange avec AFP, publié le vendredi 08 juin 2018 à 13h24

En coupant le courant dans le petit village de Moudouzil lors de la visite du Premier ministre, la CGT a revendiqué "une action contre la désorganisation des services publics".

Après le Lot en décembre dernier, puis le Cher début mai, Matignon a de nouveau délocalisé ces bureaux cette semaine. Édouard Philippe, accompagné de son cabinet, est depuis mercredi 6 juin en Haute-Garonne afin de garder le contact avec le terrain. Le Premier ministre a notamment été confronté à des manifestations hostiles des syndicats.

Jeudi midi, quelques centaines de personnes, en grande majorité des cheminots mais aussi des salariés des secteurs santé ou finances publiques notamment, ont manifesté à Toulouse, dans la cour du Conseil départemental de Haute-Garonne alors que le chef du gouvernement s'y trouvait.

Édouard Philippe a également subi la colère de la CGT un peu plus tard dans la journée. Avant son discours sur la maîtrise des dépenses locales à la mairie de Moudouzil, dans l'agglomération de Toulouse, le syndicat a coupé l'électricité dans tout le village de 240 habitants durant 30 minutes, rapportent Le Figaro et Europe 1. Le Premier ministre a ainsi été obligé pendant un moment de s'exprimer sans micro ni lumière.



"C'est une action contre la désorganisation des services publics", a revendiqué Jean-Claude Catala, représentant CGT, auprès de BFMTV. "Ces contrats de dépense locale sont une mise sous tutelle et mèneront à une réduction de l'offre des services publics", a-t-il expliqué, se réjouissant que le Premier ministre ait "pu toucher du doigt ce que peut être la désorganisation du service public".



"Le droit de grève est un droit constitutionnel, le droit de manifester aussi. Mais le droit de couper le courant en revanche je ne crois pas qu'il le soit", a de son côté commenté Édouard Philippe.

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