Hausse des prix de l'essence : Valérie Pécresse plaide pour relever le plafond du forfait kilométrique pris en charge par l'employeur

Hausse des prix de l'essence : Valérie Pécresse plaide pour relever le plafond du forfait kilométrique pris en charge par l'employeur©Alain JOCARD / AFP

publié le dimanche 17 octobre 2021 à 16h07

Valérie Pécresse, candidate potentielle de la droite à la présidentielle, a plaidé pour relever le plafond du forfait kilométrique pris en charge par l'employeur, sur le plateau du Grand jury LCI/RTL/Le Figaro ce dimanche 17 octobre.

"Il y a une prise en charge à moitié par les employeurs des forfaits kilométriques, peut-être qu'on pourrait envisager d'autoriser une prise en charge plus importante pour permettre au salarié de pouvoir se déplacer."



Valérie Pécresse, candidate potentielle de la droite à la présidentielle, a ainsi plaidé pour relever le plafond du forfait kilométrique pris en charge par l'employeur, afin d'atténuer la hausse des prix de l'essence, sur le plateau du Grand jury LCI/RTL/Le Figaro ce dimanche 17 octobre.

Ce qui est, selon elle, "prioritaire sur les hausses de l'essence : aider ceux qui ont des tarifs plafonnés. Par exemple, les infirmières, quand elles se déplacent à domicile, ont un forfait pour payer leur déplacement.

Ce forfait doit être relevé, avec le prix de l'essence", a-t-elle ajouté.

"Depuis le début on a fait fausse route sur la fixation du prix de l'énergie", dont la hausse spectaculaire en Europe nuit au pouvoir d'achat des Français. Il faut "négocier au niveau européen pour fixer différemment" ces prix, a-t-elle ajouté.

La présidente de l'Ile-de-France a par ailleurs plaidé pour "libérer complètement la négociation salariale", qui pourrait se faire "au niveau de l'entreprise".




Augmenter le budget des tribunaux

Revenant sur sa promesse d'augmenter de 10% les salaires allant jusqu'à 2,2 Smic, elle a proposé pour la financer "une fiscalisation des cotisations retraite salariale" et assuré qu'elle allait "faire les réformes qu'Emmanuel Macron n'a pas faites" sur les retraites, l'assurance chômage et la décentralisation.

A la veille de l'ouverture des états généraux de la justice, elle a demandé "une opération vérité" sur "le stock d'affaires non jugées" au civil et au pénal.

Souhaitant qu'"au pénal, la comparution immédiate devienne la règle pour tous les flagrants délits", elle a prôné d'"augmenter de 3 milliards d'euros" le budget des tribunaux, dont 40% pour les recrutements de magistrats, greffiers... et 60% "pour l'immobilier judiciaire et pour le numérique".

Eric Zemmour, "un allié de l'extrême droite"

La présidente de Libres! a annoncé jeudi reprendre sa carte chez LR et a expliqué qu'"évidemment", elle resterait chez Les Républicains.

"Libres! continuera d'exister mais je souhaite que LR devienne le grand parti de la reconquête et de l'alternance", a ajouté Valérie Pécresse, selon qui Eric Zemmour est "un allié de l'extrême droite".

"Il veut l'alliance avec l'extrême droite, il ne partage donc pas les valeurs de la droite, Emmanuel Macron est un président qui a échoué, donc nous voulons incarner la troisième voie", a-t-elle assuré.

Soixante ans après le massacre d'Algériens du 17 octobre 1961, elle a estimé que "cette répression sanglante a été une tragédie". "Mais j'aurais aimé que le président de la République associe à la mémoire des victimes de cette manifestation celle des 22 policiers français qui ont perdu la vie dans des attentats FLN, cette même année 1961", a-t-elle dit.

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