Hausse des prix à la pompe : Fabien Roussel n'est pas favorable aux chèques énergie car ils "touchent trop peu de monde"

Hausse des prix à la pompe : Fabien Roussel n'est pas favorable aux chèques énergie car ils "touchent trop peu de monde"©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 18h58

"Tout le monde, aujourd'hui, subit cette hausse du prix de l'essence", a détaillé le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel sur le plateau de BFMTV ce jeudi 21 octobre.

A quelques heures des annonces de Jean Castex visant à faire face à l'augmentation des prix à la pompe, le secrétaire national du PCF et candidat à la présidentielle Fabien Roussel ne s'est pas montré favorable à un chèque énergie, l'une des mesures évoquées dans le débat pour protéger le pouvoir d'achat des Français.



"J'ai peur que ça laisse beaucoup de nos concitoyens de côté - des Français qui travaillent, des classes moyennes, des retraités... Des chèques comme les chèques énergie touchent trop peu de monde.

Tout le monde, aujourd'hui, subit cette hausse du prix de l'essence", a-t-il justifié sur le plateau de BFMTV.

Fabien Roussel met en garde contre une "pétaudière"

"J'ai proposé une baisse des taxes sur l'essence pour tous, généralisée et temporaire, le temps que le prix du baril baisse. Il faut pouvoir le faire. Quand je propose qu'on baisse de 40 à 50 centimes le prix du litre d'essence là, aujourd'hui, c'est une mesure sur six mois qui coûte 10 à 15 milliards d'euros - c'est peut-être le coût de la mesure que s'apprête à annoncer Jean Castex", a estimé Fabien Roussel.

Dans la matinée ce jeudi, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a assuré sur LCI que la baisse des taxes "n'est pas la piste qu'on privilégie" car "elle coûte très cher en concernant beaucoup de monde".

Le secrétaire national du PCF s'est néanmoins inquiété de l'impact sur le pouvoir d'achat de la population. "Quand les Français n'auront plus de sous, ils ne consommeront plus, ils ne vivront plus et notre pays sera une pétaudière", a-t-il mis en garde.

Une mesure "simple", "lisible, efficace"

Depuis plusieurs jours, les oppositions de droite et de gauche appellent le gouvernement à annoncer des "mesures offensives", entre propositions de baisse temporaire des taxes sur l'énergie, baisse de la TVA de 20% à 5,5% ou encore instauration d'une "taxe flottante".

Les prix à la pompe ont encore augmenté de 2 centimes la semaine dernière, atteignant des niveaux historiquement hauts à 1,56 euro le litre pour le gazole en moyenne, et 1,62 euro pour l'essence sans-plomb contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10).

Mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait indiqué que l'exécutif était à la recherche d'une mesure "simple", "lisible, efficace".

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