Harcèlement sexuel : Eric Zemmour se lâche

Harcèlement sexuel : Eric Zemmour se lâche ©capture Europe 1
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source Europe 1, publié le mardi 17 octobre 2017 à 13h40

Avec leur image sulfureuse, on attendait la réaction du tandem d'ex snipers de Laurent Ruquier sur le phénomène #balancetonporc. Eric Zemmour et Eric Naulleau, présentateurs de "Zemmour et Naulleau", le mercredi à 20h50 sur Paris Première, invités de Philippe Vandel dans Village Médias, n'ont pas failli à leur réputation.

Mais alors que l'un se montrait plutôt mesuré, l'autre n'a pas manqué de lancer quelques phrases polémiques.



"Un temps indispensable". Les interviews convenues ne leur plaisent pas, avaient-ils souligné en début d'interview en référence à l'entretien présidentiel de dimanche soir. Mais sur la parole des femmes, Eric Naulleau ne fait pas de vague et dit comprendre le phénomène de retour de bâton. "Il y a eu une telle complaisance envers le harcèlement et les violences envers les femmes que c'est normal qu'il y ait un retour de balancier. Après, je ne pense pas que la solution réside dans un réseau social fondé sur la délation, ça passe par la loi. S'il y a des noms qui sortent, ça vaut condamnation. Le type, peut-être qu'il est innocent, peut-être qu'il est coupable, ce n'est pas grave, l'opinion publique aura jugé. C'est un temps indispensable de libération de la parole, après il faut passer à autre chose."

"C'est de la délation, point barre". Malgré la compréhension globale, le mot de délation était néanmoins lancé. Eric Zemmour, lui, n'a pas surpris en s'en emparant. "Dès que je vois une meute, je me méfie et là, en plus, ce sont vraiment des méthodes étonnantes de délation. Pendant la guerre, on aurait dit de libérer la parole aussi, #dénoncetonjuif, ça aurait été parfait", clame-t-il, atteignant un point Godwin d'un goût plus que douteux. "C'est de la délation point barre, c'est tout ce que c'est. Reconnaissez que c'est très tendancieux." Quant à la parole des femmes, elle semblait d'après lui n'avoir pas fait défaut jusqu'alors. "Je n'ai pas l'impression que la parole des femmes ne s'est jamais libérée", a-t-il conclu, précisant au passage qu'il n'était pas du tout "misogyne. J'interdis qu'on dise ça."
 
317 commentaires - Harcèlement sexuel : Eric Zemmour se lâche
  • Et SI, on inversait la question?
    Je parle entre êtres corticalisés.
    Nous parlons du quotidien, qui est certainement odieux pour les dames.
    Mais, après pour les hommes en société?
    Laisser un pourboire à une serveuse, est ce du harcèlement?

  • Zemmour a raison. C'est de la délation.
    Même si la personne est relaxée, elle aura subi la calomnie de la presse et de la populace.
    Honte aux allumeuses qui jouent les effarouchées.
    Au 16ème et 17ème siècle , les courtisanes vieillies devenaient des bigotes. Rien n'a changé.

  • Finalement pour éviter tout problème revenons à "l'école des filles" et "écoles des garçons", séparons les hommes des femmes comme dans certains pays !! Personnellement je ne me suis jamais laissée faire, même dans le métro aux heures de pointe : "main baladeuse" ? ... coup de talon aiguille sur le pied ... ça calme !!

  • Pour une fois assez censés leurs avis !

  • si un homme se fait mettre la main au c l dans le métro que fait-il ? si c'est le cas d'une femme, elle est obligée de s'éloigner pour avoir la paix, car si elle parle que se passera t-il ? les hommes ont toujours su se défendre en voulant humilier la femme qui se retrouve plus que victime. Même les femmes ne prendront pas sa défense, dans beaucoup de pays on va regarder de travers la femme, voir comment elle est habillée, et ne pas prendre sa défense. Même la police lorsqu'il y a plainte, les hommes ne sont pas à la hauteur pour prendre la plainte.

    c'est bien le problème: la prise au sérieux de la parole des plus vulnérables et en l'occurence des femmes qui redoutent la double humiliation d'être prises pour des menteuses, hystériques, etc...c'est malheureusement bien fréquent et ce mouvement pourrait avoir le mérite de faire prendre conscience plus profondément de l'isolement et du désarroi de ces victimes et ce malgré imperfection des réseaux sociaux: il faut évidement que la justice un jour puisse se faire aussi sereinement que possible, mais c'est bien long et décourageant pour la plupart des personnes concernées...

    Donc, pour défendre des victimes, vous êtes prêtes à en faire d'autre. Ah oui, je suis bête, ce n'est pas grave, ce ne sera que des hommes (et je ne parle pas des agresseurs, mais des victimes de dénonciations calomnieuses).
    Et je suis sur que Bruno Lieber partagerait votre avis sur la vulnérabilité des femmes s'il n'avait pas été assassiné par sa "douce" compagne (empoisonnement lent).

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