Grève : la RATP et la SNCF doivent "rembourser les voyageurs intégralement", estime Valérie Pécresse

Grève : la RATP et la SNCF doivent "rembourser les voyageurs intégralement", estime Valérie Pécresse
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse à Paris, le 29 août 2019.

, publié le jeudi 19 décembre 2019 à 09h00

Alors que la grève se poursuit dans les transports pour le 15e jour consécutif, la présidente de la région Île-de-France a également annoncé la création d'une "plateforme de remboursement mutualisée".

La grève est "une immense souffrance" et "une immense galère" pour beaucoup de Français, "notamment pour les 8 millions de Franciliens qui prennent les transports tous les jours", a estimé Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, vendredi 19 décembre, au 15e jour de grève dans les transports contre la réforme des retraites. "C'est la première fois depuis 1995 que la SNCF et la RATP sont en grève en même temps", a souligné Valérie Pécresse sur RTL. 



Par conséquent, la présidente de la région Île-de-France demande "à la RATP et SNCF de rembourser les voyageurs intégralement pour tous les jours de grève".

"Ça fait la moitié d'un mois d'abonnement, complètement gâché par cette grève", a-t-elle poursuivi avant d'ajouter : "Je demande que l'on indemnise tous les voyageurs, et qu'on ne m'oppose pas le fait que sur certaines lignes, il y aurait eu un service fait, parce que pour tous les voyageurs, le service minimum a été égal à quasi zéro. Tous ceux qui ont payé leur abonnement de bonne foi n'ont pas eu leur service".

Si la SNCF et la RATP "se sont dites ouvertes à un dédommagement des usagers", la présidente de la région Île-de-France a souligné qu'elle demandait "vraiment un remboursement de chaque jour et pour chaque voyageur". Elle a estimé que le coût pour15 jours de grève s'élève à "100 millions d'euros", mais que la RATP et la SNCF "le doivent aux voyageurs moralement". 

La présidente de la région Île-de-France a annoncé la création d'une "plateforme de remboursement mutualisée". Valérie Pécresse souhaite aussi "la négociation d'une nouvelle loi qui dit que quand on a une situation de monopole qui touche à quelque chose d'aussi fondamental que le droit de travailler, on est soumis à des astreintes, comme les médecins à l'hôpital. Donc les salariés qui opèrent des trains aux heures de pointe doivent continuer à faire leur travail (...) pour permettre aux Français d'aller travailler".

Alors qu'Édouard Philippe réunit l'ensemble des organisations syndicales et patronales jeudi après-midi pour tenter de trouver une sortie de crise, Mme Pécresse a estimé que "sans mesure d'âge il n'y aura pas de sauvetage des retraites". Selon elle, il aurait mieux valu repousser l'âge légal de départ plutôt que mettre sur la table un âge-pivot, "une mesure pas franche, pas efficace, et qui peut faire des retraités pauvres à la fin s'ils partent à 62 ans avec une retraite minorée".

 

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