Grève du 5 décembre : l'exécutif s'active pour limiter l'impact du jeudi noir

Grève du 5 décembre : l'exécutif s'active pour limiter l'impact du jeudi noir
Emmanuel Macron et Édouard Philippe, le 23 mars 2018.

, publié le vendredi 29 novembre 2019 à 08h09

Édouard Philippe reçoit ce vendredi neuf ministres pour préparer la journée de mobilisation contre la réforme des retraites. "Le Premier ministre souhaite s'assurer de la mobilisation complète du gouvernement pour ces jours d'action sociale", selon son entourage.

Alors que la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites s'annonce très suivie, en particulier dans les transports, l'exécutif s'active tous azimuts pour éviter que le mouvement ne se développe en crise sociale d'ampleur.




L'Élysée comme Matignon ne doutent pas que la mobilisation sera massive jeudi prochain, et probablement vendredi, en particulier dans les transports. "Le gouvernement mettra tout en œuvre pour accompagner au mieux les Français", a assuré le Premier ministre Édouard Philippe.

Il reçoit donc ce vendredi 29 novembre neuf ministres pour préparer cette journée de mobilisation. "Le Premier ministre respecte bien sûr le droit de grève mais souhaite s'assurer de la mobilisation complète du gouvernement pour ces jours d'action sociale", a indiqué à l'AFP l'entourage du chef du gouvernement. Les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner, de la Santé Agnès Buzyn, du Travail Muriel Pénicaud, des Comptes publics Gérald Darmanin et de la Transition écologique Elisabeth Borne doivent participer à cette "réunion de travail", de même que les secrétaires d'État chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari, Olivier Dussopt, Agnès Pannier-Runacher et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

"Le Premier ministre a demandé à l'ensemble de ses ministres de faire tout leur possible pour limiter au maximum l'impact de la grève sur les Français et accompagner au mieux ceux qui iront travailler, qui amèneront leurs enfants à l'école et qui devront se déplacer", a encore indiqué Matignon, en précisant que le chef du gouvernement avait "demandé un point complet sur les plans de continuité des services publics et sur le partage de l'information avec les collectivités territoriales et les entreprises qui  peuvent contribuer autant que faire se peut à l'amélioration de la situation".

"Nous ne transigerons pas sur l'objectif"

Dans ce contexte explosif, la majorité a cherché cette semaine à "apaiser", après avoir dénoncé ceux qui se mobilisent pour "la défense de leurs acquis". "On nous a suffisamment reproché la verticalité" durant les 18 premiers mois du quinquennat "pour que nous assumions de prendre le temps de discuter", a insisté Édouard Philippe.

La conduite de la réforme des retraites, "c'est l'application de la méthode de l'acte 2 du quinquennat", explique-t-on à l'Élysée, où l'on revendique une plus grande écoute et la prise en compte de la vie quotidienne des Français. 

Pour tenter de répondre à l'anxiété grandissante des Français sur son projet, l'exécutif a décidé d'accélérer le calendrier. Il promet désormais que la concertation sur la réforme s'achèvera "le 9 ou le 10 décembre" et que le projet de loi sera présenté "dans les jours qui suivront".

Emmanuel Macron comme Édouard Philippe ont d'ores et déjà prévenu que la réforme, présentée comme "emblématique du quinquennat", irait à son terme. "Nous ne transigerons pas sur l'objectif", a martelé le Premier ministre, en assurant ne pas être "tétanisé" à l'approche du 5 décembre.
 

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