Grève à la SNCF : le gouvernement mènera la réforme «jusqu'au bout»

Grève à la SNCF : le gouvernement mènera la réforme «jusqu'au bout»

« La détermination du gouvernement, nous la maintiendrons car ce pays a trop attendu et il est urgent d'en finir avec les immobilismes », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

leparisien.fr, publié le mercredi 04 avril 2018 à 15h40

A l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a souligné la détermination de l'exécutif, tout en assurant que cette réforme de la compagnie ferroviaire n'est « ni un symbole ni un trophée ».

Au deuxième jour de grève à la SNCF, le gouvernement entend mener la « transformation » de la compagnie ferroviaire « jusqu'au bout, avec calme et avec une grande détermination », en dépit du mouvement social, a déclaré mercredi le porte-parole Benjamin Griveaux à l'issue du Conseil des ministres.

Resté silencieux jusqu'ici, Emmanuel Macron a demandé aux ministres de « continuer à expliquer calmement et posément » cette réforme et à « ne jamais stigmatiser personne », a ajouté le porte-parole du gouvernement.

« Cette mobilisation ne doit pas empêcher le gouvernement d'avancer et de conduire les transformations pour lesquelles nous avons été élus il y a un peu moins d'un an », a recommandé le président à ses ministres.

« Les jours de grève ne seront pas payés » « Cette réforme n'est pas un symbole ni un trophée », a commenté Benjamin Griveaux, « c'est une réforme parmi d'autres ». « La détermination du gouvernement, nous la maintiendrons car ce pays a trop attendu et il est urgent d'en finir avec les immobilismes ».

Interrogé sur le paiement ou non des jours de grève des cheminots, il a répondu : « Les jours de grève ne seront pas payés, c'est la règle qui a été fixée ».

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Quant aux critiques des opposants, le porte-parole a répliqué qu'« à force d'avoir manqué de courage, ils confondent détermination et arrogance. De ne pas avoir fait les réformes qu'ils prônent dans leurs motions, ils ont perdu le sens de la détermination ».

« Chacun est dans son rôle »

« On ne lâche rien », mais « nous ne sommes pas dans une logique guerrière, pour savoir qui gagne et qui perd », avait indiqué dans la matinée l'entourage du président. « Il y a beaucoup de grain à moudre dans les dizaines de réunions de concertation prévues » entre la ministre Elisabeth Borne et les syndicats, selon la même source.

« Chacun est dans son rôle, le président fixe le cap, le Premier ministre met en œuvre les réformes avec le gouvernement », souligne l'Elysée pour justifier le fait qu'Emmanuel Macron ne se soit pas exprimé en public sur le conflit.

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