Grève à la RATP et la SNCF : "annoncer qu'on veut gâcher les vacances de Noël des Français, c'est irresponsable", persiste Élisabeth Borne

Grève à la RATP et la SNCF : "annoncer qu'on veut gâcher les vacances de Noël des Français, c'est irresponsable", persiste Élisabeth Borne
La ministre de la Transition écologique et des Transports Élisabeth Borne à l'Élysée, le 11 décembre 2019.

, publié le vendredi 13 décembre 2019 à 11h20

La grève dans les transports pourrait ne connaître aucune trêve, pas même celle dite des "confiseurs" pour les fêtes de fin d'année. Une position vivement dénoncée par la ministre de la Transition écologique qui appelle les syndicats à "entendre les difficultés des Français". 

Pour son neuvième jour, la grève dans les transports ne s'essouffle pas.

Face à la menace d'un blocage jusqu'à Noël, le Premier ministre a invité les partenaires sociaux la semaine prochaine pour discuter de la réforme des retraites. Invitée de CNews ce vendredi 13 décembre, la ministre de la Transition écologique et des Transports Élisabeth Borne a appelé les grévistes de la SNCF et de la RATP à "entendre les difficultés des Français" et à se "mettre à la table des négociations", estimant qu'"annoncer qu'on veut gâcher les vacances de Noël des Français, c'est irresponsable".



"Je voudrais noter que ces syndicalistes de la CGT-SNCF qui prétendent défendre le service public (font) tout le contraire", a poursuivi la ministre. "Le service public, c'est avoir une priorité aux usagers et aux voyageurs qui ont besoin de se déplacer tous les jours et pour partir en vacances à Noël", a-t-elle expliqué. "Je pense d'abord aux usagers qui doivent se lever tôt, qui rentrent plus tard, qui peuvent être stressés parce qu'ils ont des enfants à récupérer à la crèche ou à l'école", a-t-elle ajouté.

Élisabeth Borne s'est ensuite adressée aux conducteurs : "comme nous nous y étions engagés, nous avons donné des garanties très fortes. Plus de trois quart des conducteurs ne seront pas concernés par la réforme puisqu'on a prévu une transition longue". "Dans ces conditions, je les appelle à entendre les difficultés des Français", a-t-elle poursuivi avant de conclure : "maintenant il faut s'asseoir à la table de discussions et reprendre le travail".

Jeudi soir, Marine Le Pen s'est également dite favorable à ce qu'"une trêve" soit respectée pour Noël. "Il faut qu'il y ait une trêve pour Noël. Noël est un moment important pour nos compatriotes. C'est un moment familial. Beaucoup sont dans des situations qui sont difficiles, et beaucoup ont déjà préparé leur voyage, ont pris des billets de train qui souvent sont chers", a fait valoir sur BFMTV la présidente du Rassemblement national, qui demande le retrait de la réforme. "Par conséquent il serait injuste qu'ils soient les victimes d'une contestation qu'ils partagent pour beaucoup d'entre eux", a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

De son côté, le vice-président du RN, Jordan Bardella, a également demandé à la CGT une "trêve" des blocages à Noël, tout en appelant à manifester mardi 17 décembre contre la réforme. "Je dis : continuons la mobilisation, marchons dans les rues, manifestons, mais ne bloquons pas nos compatriotes pendant les fêtes de Noël", a résumé l'eurodéputé d'extrême droite. 

Face à la menace d'un blocage longue durée, le Premier ministre Édouard Philippe a convié les organisations syndicales et patronales pour un "cycle de réunions". Il a souhaité que cette concertation démarre "le plus tôt possible la semaine prochaine". Il n'y aura "pas de trêve pour Noël sauf si le gouvernement revient à la raison", avait prévenu le secrétaire général de la CGT-Cheminots.

 

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