Grand pot de départ à l'Élysée, entre plaisanteries et regrets

Grand pot de départ à l'Élysée, entre plaisanteries et regrets
L'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, le jour de son investiture : (de gauche à droite) Stéphane Séjourné, Sylvain Fort, Julien Denormandie, Sibeth Ndiaye, Benjamin Griveaux, et Arnaud Leroy.

, publié le mercredi 10 avril 2019 à 18h10

Emmanuel Macron a réuni lundi 8 avril à l'Élysée 17 collaborateurs qui ont quitté le Château ces dernières semaines. "Je n'aime pas quand les gens partent", a-t-il lancé, rapportent Le Figaro et Le Parisien.

L'Élysée a connu ces dernières semaines de nombreux départs.

Sylvain Fort,  directeur de la communication et plume, a annoncé début janvier son départ "pour raisons personnelles". Mi-février, Ismaël Emelien, autre pilier des débuts de la "macronie", a assuré qu'il démissionnait pour promouvoir son livre sur le progressisme, et non pas du tout à cause de l'affaire Alexandre Benalla dans laquelle il est mis en cause. Sibeth Ndiaye et Cédric O ont eux été nommés respectivement porte-parole du gouvernement et secrétaire d'État chargé du Numérique, tandis que Stéphane Séjourné est parti diriger la campagne La République en marche (LREM) aux européennes.

En tout, 17 personnes ont récemment quitté le Château. Lundi soir 8 avril, Emmanuel Macron les a réuni à l'Élysée pour un pot de départ groupé. Entre les proches invités par les ex-collaborateurs et les anciens membres de l'équipe de campagne qu'Emmanuel Macron avait tenu à inviter, comme le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, une centaine de personnes étaient en tout réunies, rapporte Le Figaro




Le quotidien précise également que Mimi Marchand était également là. Cette "papesse controversée de la presse people" était "pourtant censée avoir été mise à distance depuis qu'elle est apparue aux côté d'Alexandre Benalla l'été dernier", souligne le journal. 

Un discours "sur-mesure" et plein de "vannes"

Arrivé "comme à son habitude en retard", le chef de l'État a tenu pendant plus d'une heure un discours, aux côtés de son épouse Brigitte Macron. "Je n'aime pas ce genre de moment, car je n'aime pas quand les gens partent", a-t-il expliqué, selon Le Figaro et Le Parisien

Durant son discours, il a eu un mot pour chacun. "Du sur-mesure, plein de tact", souligne un partant au quotidien francilien. "Personne n'a échappé à une petite vanne", confie un autre. Antoine Pellion, conseiller énergie, environnement, transports, qui rejoint le délégué général de LREM Stanislas Guerini, comme directeur général du parti, n'y a pas échappé. "Vous lui devez la taxe carbone, remerciez-le tous. Grâce à Antoine, j'ai pu me déplacer partout, dans tous les territoires", a déclaré Emmanuel Macron, en référence au grand débat organisé pour tenter de trouver une sortie à la crise des "gilets jaunes". 

Le président de la République n'a également pas manqué de rappeler qu'il avait lui-même quitté son poste de conseiller de l'Élysée le 14 juillet 2014 pour mieux revenir au gouvernement, en tant que ministre de l'Économie, le 25 août de la même année. 
 

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