Grand débat national : le gouvernement a frôlé la catastrophe

Grand débat national : le gouvernement a frôlé la catastrophe©Wochit
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6Medias, publié le jeudi 24 janvier 2019 à 13h00

Le 8 janvier, au moment de renoncer à organiser le "grand débat" à cause de la polémique sur son salaire, Chantal Jouanno avait assuré que "tout était prêt". Un tableau quasiment idéal très loin de celui que dépeint Le Parisien. "La CNDP avait-elle bien travaillé ? Les outils étaient-ils prêts ? La réponse est non. Il a fallu faire un travail de titan pour être prêt le mardi 15", raconte dans Le Parisien un proche d'Edouard Philippe. Un conseiller ministériel assure que l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy "n'aurait jamais tenu les délais (...) si elle était restée en fonction".

C'est lors d'une réunion de crise le samedi suivant la démission de Chantal Jouanno qu'Emmanuel Macron, Edouard Philippe, le porte-parole Benjamin Griveaux, le directeur du service d'information du gouvernement (SIG) Michael Nathan, et les ministres chargés de l'organisation du débat Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon mesurent l'ampleur du problème.

"C'est là qu'on comprend que rien n'est prêt. En particulier la plate-forme Internet", explique un participant au Parisien qui raconte que tous les ministères ont été mis à contribution. C'est Michael Nathan, ancien de chez Dassault System qui va devoir gérer l'aspect technique à la dernière minute. "Lui et ses équipes ont bossé comme des fous nuit et jour pour tenter de rattraper le retard", note Matignon dans Le Parisien. Le 14 janvier, la cellule de crise se réunit pour un dernier rendez-vous. À quelques heures du lancement, les équipes du site de participation au débat font une dernière nuit blanche pour que ce rendez-vous démocratique puisse débuter presque comme si de rien n'était.

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