Grand débat national : Édouard Philippe face aux jeunes pour le "Grand débathlon"

Grand débat national : Édouard Philippe face aux jeunes pour le "Grand débathlon"
Le Premier ministre Édouard Philippe le 13 février 2019 dans la cour de l'Élysée.

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 19 février 2019 à 17h06

Le Premier ministre Édouard Philippe ainsi que plusieurs autre membres du gouvernement ont participé mardi au "Grand débathlon", sur la plateforme de vidéos en ligne Twitch. Ils ont répondu aux questions des journalistes et animateurs, devant les internautes.  

Mardi 19 février, Édouard Philippe et plusieurs ministres se sont livrés à un exercice innovant : débattre avec des jeunes sur une plateforme de vidéos en ligne.

Objectif de ce "Grand Débathlon" : que la voix des jeunes, sous représentée depuis le début du grand débat, "puisse être entendue", a affirmé le Premier ministre. 

Interrogé sur la chaîne en ligne "Accropolis" sur l'absence des jeunes dans le grand débat national, Édouard Philippe reconnaît que c'est "problématique" mais "comprends très bien qu'il n'y ait pas beaucoup de jeunes". "Si j'avais 17 ans aujourd'hui, je ne suis pas sûr que j'irai dans ces réunions", a-t-il admis. Toutefois, le Premier ministre "s'inscrit totalement en faux sur le fait que les jeunes ne s'intéresseraient pas à la politique".  La jeunesse française "contrairement à ce qu'on dit s'intéresse à la politique, dans d'ailleurs plutôt ce qu'elle a de plus noble, pas forcément les cuisines électorales et les stratégies partisanes", a-t-il affirmé. 



Interrogé par cinq jeunes animateurs et journalistes, le chef du gouvernement a tenté de répondre aux questions sur la "défiance" vis-à-vis de la classe politique, notamment chez les jeunes. Cette défiance, "ça me plaît pas mais je la constate", a-t-il dit. "Je le crois profondément : la politique est aujourd'hui bien plus 'propre' qu'il y a 50 ou 60 ans", a plaidé le Premier ministre. "C'est pas forcément ce que pensent les gens, mais je peux vous garantir que c'est la vérité", a-t-il dit, citant "les histoires de financement de partis politiques qui étaient monstrueuses" et qui selon lui "ont quasiment voire totalement disparu".

Philippe défavorable au droit de vote à 16 ans 

Quant à l'issue du grand débat, prévue pour la mi-mars, le gouvernement devra montrer que "tout ce qui a été dit est pris en compte dans l'analyse. Et ensuite il faudra proposer des solutions qui sont à la hauteur de ce qui aura été exprimé, et ça ne sera pas facile", a reconnu Édouard Philippe. Outre les conférences citoyennes de 100 personnes tirées au sort dans chaque région pour s'exprimer sur les remontées du grand débat, une d'entre elle réunira spécifiquement des jeunes, a-t-il rappelé.

Interrogé sur l'idée d'abaisser le droit de vote à 16 ans, le Premier ministre s'y est dit défavorable. "Je pense que l'âge de 18 ans correspond à quelque chose", notamment le bac et le début des études supérieures, a-t-il dit.

Après Sébastien Lecornu et Edouard Philippe mardi matin, plusieurs ministres doivent se succéder jusqu'à ce soir pour participer à ce débat inédit sur une plateforme spécialisée dans la diffusion de partie de jeux vidéos en ligne.
 

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