"Gilets jaunes" : "Nous sommes passés à côté", admet Christophe Castaner

"Gilets jaunes" : "Nous sommes passés à côté", admet Christophe Castaner
Christophe Castaner, le 20 août 2019, à Paris.

, publié le mercredi 28 août 2019 à 10h30

Invité de BFMTV/RMC ce mercredi 28 août, le ministre de l'Intérieur est revenu sur ces 10 mois passés place Beauvau. Il a concédé avoir "certainement" commis des erreurs. 

Après plusieurs mois de manifestations des "gilets jaunes" et un enchaînement de polémiques, dont la découverte tardive du corps de Steve Maia Caniço, Christophe Castaner va-t-il rester ministre de l'Intérieur ? 

"En général, l'incertitude dans l'engagement ministériel plane toujours, et il appartient au président de la République et au Premier ministre d'organiser la vie ministérielle", a-t-il éludé ce mercredi matin 28 août sur BFMTV/RMC.

"Je suis là pour être utile, utile au gouvernement, utile aux Français", a-t-il insisté.

M. Castaner a évoqué "un ministère extrêmement difficile". "C'est le ministère du quotidien, vous avez des tensions quotidiennes sur tous les sujets. Il faut faire face. Le rôle d'animateur de ce ministère, de chef de ce ministère, de premier flic de France de ce ministère, est un engagement total, permanent, constant, difficile, mais c'est aussi un honneur, une expérience, un vécu", a-t-il décrit, admettant avoir "certainement" commis des erreurs. 



Le ministre est notamment revenu sur la crise des "gilets jaunes", dont les manifestations ont commencé dès la mi-novembre. "Ce que je regrette avant tout, c'est qu'on ait pas assez écouté le ministère de l'Intérieur, et notamment les préfets, qui étaient les premiers, à l'automne, à faire état de cette tension qui existait sur les territoires et qui pré-annonçait la crise des 'gilets jaunes'. Ce ministère a aussi ces réseaux-là, cette informations-là".

"Ils avaient fait remonter ces inquiétudes", a-t-il insisté. "Globalement, nous sommes passés à côté, nous les responsables politiques, et je fais partie des responsables politiques", a-t-il déploré. 

"Peut être, effectivement, que nous n'avons pas assez montré la capacité du ministère de l'Intérieur, qui est partout sur le territoire, présent. (...) Mon rôle c'est aussi de faire entendre cette parole de la France profonde, je suis un provincial, et je l'assume. Je sais ce que dit la terre, et ce ministère je l'incarne aussi pour cela", a-t-il ajouté.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.