"Gilets jaunes" : Matignon promet de nouvelles mesures

"Gilets jaunes" : Matignon promet de nouvelles mesures
Le Premier ministre Édouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 27 novembre 2018

publié le lundi 03 décembre 2018 à 10h30

Édouard Philippe annoncera de nouvelles "mesures" après les consultations politiques qu'il mène pour tenter de résoudre la crise des "gilets jaunes".

Le gouvernement tente de résoudre la crise. Matignon a fait savoir lundi 3 décembre que de nouvelles mesures seraient annoncées par Édouard Philippe, une fois que les entretiens avec les "gilets jaunes" et les représentants des partis politiques auront eu lieu.

"L'ensemble des consultations, ainsi que celles ayant eu lieu la semaine dernière, conduiront le Premier ministre à annoncer les mesures destinées à permettre le déroulement serein de la concertation décentralisée souhaitée par le président de la République, et à assurer le maintien de l'ordre et le respect de la loi", écrit Matignon dans son communiqué, deux jours après les violences qui ont fait 263 blessés et d'importants dégâts matériels lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris.

Lundi 3 décembre, Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Génération.s), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Marine Le Pen (RN), Florian Philippot (Patriotes), Laurent Wauquiez (LR), Marielle de Sarnez (MoDem) et une délégation de la France insoumise doivent se succéder à Matignon pour s'entretenir avec le chef du gouvernement. Le lendemain, dans l'après-midi, c'est un collectif de "gilets jaunes" qui doit être reçue par Édouard Philippe.



Un débat parlementaire

Le gouvernement annonce également un débat à l'Assemblée nationale mercredi 5 décembre et au Sénat jeudi 6 décembre, en vertu de l'article 50-1 de la Constitution, c'est-à-dire sans engager sa responsabilité. Matignon n'a pas précisé dans l'immédiat si ce débat donnerait lieu ou non à un vote.

Le Premier ministre se rendra par ailleurs mardi matin à la réunion de groupe des députés de La République en Marche à l'Assemblée nationale pour un "échange avec le groupe majoritaire", précise encore son cabinet.

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