"Gilets jaunes" : "les forces de l'ordre ont reçu l'ordre d'être violentes", dénonce Marine Le Pen

"Gilets jaunes" : "les forces de l'ordre ont reçu l'ordre d'être violentes", dénonce Marine Le Pen
Marine Le Pen, en déplacement à Sofia, le 16 novembre 2018.

, publié le lundi 26 novembre 2018 à 16h53

La présidente du Rassemblement national réclame la démission du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Les violences qui ont émaillé la manifestation de samedi 24 novembre sur les Champs-Élysées auraient-elles pu éviter ? Selon Marine Le Pen, les forces de l'ordre qui sont intervenues samedi sur les Champs-Elysées "ont reçu l'ordre d'être violentes".

"A-t-on donné aux forces de l'ordre des ordres pour arrêter les casseurs, immédiatement, pour les rendre hors d'état de nuire ? Non", a ajouté la présidente du Rassemblement national sur BFMTV/RMC, affirmant que "les premières arrestations ont eu lieu à 15H00" et "la première grenade lacrymogène lancée (à) 09H30".



"Une volonté d'avoir des images spectaculaires"

"Il y a une volonté du gouvernement d'avoir des images spectaculaires", a estimé la finaliste de la présidentielle en 2017, dont le parti demande la démission du ministre de l'Intérieur.



Sa nièce et ancienne députée du Vaucluse Marion Maréchal avait aussi accusé sur Twitter samedi Christophe Castaner d'avoir "réprim[é] violemment les gilets jaunes". "Du jamais vu contre les casseurs black bloc, les prières de rue, les étudiants bloqueurs ou les zadistes", avait-elle dénoncé.

Marine Le Pen a aussi jugé "pas digne" que Gérald Darmanin "traite les 'gilets jaunes' de nazis". Le ministre des Comptes publics a affirmé dimanche sur RTL que sur les Champs-Elysées, "ce ne sont pas des gilets jaunes qui ont manifesté, c'est la peste brune".

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