"Gilets jaunes" : l'exécutif contesté jusque dans sa majorité

"Gilets jaunes" : l'exécutif contesté jusque dans sa majorité
Emmanuel Macron et Édouard Philippe le 23 mars 2018 à Trèbes (Aude).

, publié le jeudi 29 novembre 2018 à 19h15

Le mouvement semble avoir exacerbé les dissensions au sein de La République en marche (LREM).

Alors que le mouvement des "gilets jaunes" s'inscrit dans la durée, la majorité politique commence à se déchirer et certains appellent le gouvernement à revoir sa copie sur la hausse des taxes sur le carburant.

La présidente LREM de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée, Brigitte Bourguignon, a plaidé pour un "moratoire d'un trimestre" sur les hausses de taxes sur les carburants dans une interview au "Monde", publiée le 23 novembre. Une demande partagée par le député LREM de la Manche Bertrand Sorre, qui dit "comprendre la colère des gilets jaunes".

"Il faut peut-être trouver un moratoire de l'augmentation des taxes tel qu'il est prévu dans le futur budget de l'État et ce serait un signe fort. Il faut aussi se projeter à un peu plus long terme et ce gouvernement doit s'engager dans des mesures fortes d'accompagnement des collectivités pour renforcer les mobilités", estime l'élu.

"Mettre une pause sur la hausse"

"Il faut mettre une pause sur la hausse des carburants en janvier, des carburants et du gaz", a déclaré Patrick Vignal, député LREM de l'Hérault, mercredi 28 novembre sur BFMTV, ajoutant qu'il ne voulait plus "voir des retraités de 90 ans qui viennent sur les ronds-points".



Quant à Sonia Krimi, députée "En marche" de la Manche, elle ne cache pas sa sympathie pour le mouvement des "gilets jaunes". Le week-end dernier, elle a ainsi reçu une délégation de mécontents dans sa circonscription, en revêtant elle-même le fameux gilet. "Si je n'étais pas députée, je serais peut-être dans la rue", a-t-elle expliqué.

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