"Gilets jaunes" : Christophe Castaner sur la sellette ?

"Gilets jaunes" : Christophe Castaner sur la sellette ?
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 15 mars 2019, à Saint-Astier (Dordogne).

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 19 mars 2019 à 09h24

La démission de Christophe Castaner, vivement critiqué après les violences de l'acte 18 des "gilets jaunes", n'a pas été envisagée, a assuré lundi soir le Premier ministre Édouard Philippe. Le ministre de l'Intérieur s'est néanmoins fait sérieusement "remonter les bretelles" par Emmanuel Macron, selon Le Parisien.

Après les violences ayant émaillé l'acte 18 de la mobilisation des "gilets jaunes" samedi 16 mars à Paris, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est sous le feu des critiques de l'opposition. 

"Faire porter la responsabilité de la faillite politique au préfet de police et policiers est d'une lâcheté insigne! Le 13 mars Christophe Castaner affirmait qu'il avait lui-même changé la doctrine de maintien de l'ordre, c'est donc lui le responsable.Que le gouvernement assume ses fautes!", a notamment fustigé sur Twitter le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Éric Ciotti. 



Lundi après-midi, le Premier ministre Édouard Philippe a notamment dévoilé une batterie de mesures en réponse aux violences du week-end, notamment le limogeage du préfet de police de Paris. 

Sa collègue LR Lydia Guirous, porte-parole du parti, reproche également au locataire de la place Beauvau d'être le "seul responsable de ce qui s'est passé samedi", et estime qu'il doit avoir "la décence de démissionner". 




"Lé légitimé du maintien de Christophe Castaner" au gouvernement se pose a également affirmé Nadine Morano lundi sur BFMTV. 



Un avis partagé par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et certains "gilets jaunes". 




La démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner n'a pas été envisagée, a assuré Édouard Philippe lundi soir lors de son passage au journal télévisé de France 2, critiquant "un dysfonctionnement dans l'exécution d'une stratégie", et non la stratégie elle-même.

Au même moment sur LCI, le locataire de la place Beauvau affirmait qu'il n'avait pas envisagé de quitter son poste. "Si ça avait une utilité politique, si les mouvement des 'gilets jaunes' s'était arrêté le 18 novembre si j'avais démissionné, je l'aurais fait sans aucune difficulté", a-t-il assuré, dénonçant au passage le "jeu de l'opposition, qui consiste à n'avoir que comme discours celui de l'acrimonie, de la haine, du rejet et un peu de la jalousie concernant Éric Ciotti".

Selon Le Parisien, le ministre de l'Intérieur s'est tout de même fait néanmoins sérieusement "remonter les bretelles" par Emmanuel Macron qui lui aurait passé la "soufflante du siècle". Ce proche du chef de l'État aurait même "failli" être débarqué du gouvernement. 




Le quotidien précise néanmoins qu'il n'était pas "question de s'offrir une crise politique en changeant le locataire de la place Beauvau". "On ne peut pas le sortir, mais il faut lui redonner de la respiration politique", aurait également confié à RTL "un stratège influent en macronie". 


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"À aucun moment je ne me suis fait engueuler", a de son côté assuré Christophe Castaner ce mardi matin sur France Inter. 

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