Gilbert Collard (RN) : "Mélenchon, c'est Pierre Laval"

Gilbert Collard (RN) : "Mélenchon, c'est Pierre Laval"
Gilbert Collard le 28 septembre 2019 à la convention de la droite à Paris.

, publié le mardi 12 novembre 2019 à 11h40

L'eurodéputé du Rassemblement national a fustigé mardi sur Europe 1 la participation du leader de la France insoumise à la marche contre l'islamophobie dimanche à Paris. 

Pierre Laval est le principal maître d'oeuvre de la collaboration de la France avec l'Allemagne nazie. Mardi 12 novembre sur Europe 1, l'eurodéputé du Rassemblement national Gilbert Collard a comparé cette figure vichyste à Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise.

"Mélenchon c'est Pierre Laval", a-t-il lancé. Une comparaison qui "vaut raison parce qu'il y a des moments où la complicité, elle s'acte dans la réalité d'un fait", a défendu Gilbert Collard, critiquant la présence de Jean-Luc Mélenchon à la marche contestée contre l'islamophobie dimanche à Paris. 


"Quand on voit Mélenchon, avec tout ce qu'il a représenté, de beauté du verbe, s'abaisser à manifester avec des avec des gens qui crient 'Allah Akbar', à proximité du lieu où on a assassiné aux cris de 'Allah Akbar', c'est insupportable", a-t-il ajouté, critiquant "une gauche dérivante, une gauche perdue, à la recherche de moyens d'exister". 



"La plus grave erreur politique de sa vie"

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a estimé mardi que Jean-Luc Mélenchon avait fait "la plus grave erreur politique de sa vie" en participant à la marche contre l'islamophobie dimanche, fustigeant une "gauche communautariste" tombée dans "le piège" de l'islam politique. Sur Public Sénat, le député de l'Essonne a dénoncé "une marche qui vise à culpabiliser les Français de défendre leur modèle républicain", soutenue par des "partis dits de gauche qui ont jeté à la poubelle tout l'héritage des Lumières, de la laïcité, la République".



Ces partis, "par clientélisme électoral, se sont fourvoyés", a-t-il insisté, les qualifiant de "Münichois face à ce nouveau fascisme". Il a déploré que le chef de file de La France insoumise Jean-Luc "Mélenchon prête sa crédibilité politique à une telle provocation politique". "C'est indigne de sa fonction car il alimente la victimisation d'une partie de cette communauté (...) C'est la plus grave erreur politique de sa vie", a jugé Nicolas Dupont-Aignan, soutien de Marine Le Pen à la présidentielle 2017.

"Un scandale et une honte"

Pour l'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay, la participation de Jean-Luc Mélenchon à cette manifestation qui réunissait "le pire de l'extrême gauche et le pire des islamistes" est "un scandale et une honte", a-t-il dit sur Radio Classique, jugeant qu'"il n'y a pas d'islamophobie significative dans notre pays".

Quelque 13.500 personnes ont défilé dimanche à Paris lors de cette marche controversée contre l'islamophobie, qui a déchiré la gauche et provoqué une levée de boucliers du gouvernement et de l'extrême droite. Outre Ian Brossat, porte-parole du PCF, Jean-Luc Mélenchon y a participé à Paris aux côtés de plusieurs élus de LFI (Clémentine Autain, Danièle Obono, Eric Coquerel...). "Les diviseurs et les haineux de la République en Marche et du FN sont en échec. La France est notre bien commun", a tweeté Jean-Luc Mélenchon en fin de journée. 
 

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