Ghosn arrêté pour des soupçons de fraude fiscale : Macron "extrêmement vigilant"

Ghosn arrêté pour des soupçons de fraude fiscale : Macron "extrêmement vigilant"
Emmanuel Macron et Carlos Ghosn à l'usine Renault de Maubeuge le 8 novembre 2018.

Orange avec AFP, publié le lundi 19 novembre 2018 à 14h40

Réagissant à l'interpellation du PDG de Renault au Japon lundi, le chef de l'État a assuré que l'État veillerait "à la stabilité de l'alliance" entre Nissan et le groupe français.

L'homme d'affaires a été arrêté lundi 19 novembre à Tokyo, soupçonné d'avoir dissimulé au fisc japonais des revenus dans le cadre de ses activités pour Nissan, dont il est le président du conseil d'administration et l'ancien PDG. Carlos Ghosn dirige également le groupe Renault. À ce titre, l'État français, "en tant qu'actionnaire, sera extrêmement vigilant à la stabilité de l'alliance et du groupe", a déclaré Emmanuel Macron lundi, en marge d'une visite d'État en Belgique.



"Il est trop tôt pour se prononcer sur la réalité des faits", a estimé le chef de l'État, interrogé au cours d'une conférence de presse à Bruxelles avec le Premier ministre belge Charles Michel. Il assure que l'exécutif œuvrera "à la stabilité nécessaire pour l'ensemble des salariés du groupe, auxquels je veux ici dire que l'État actionnaire assurera tout son soutien."

Le dirigeant Carlos Ghosn, âgé de 64 ans, homme clé du partenariat Renault-Nissan-Mitsubishi et un des plus grands patrons d'industrie du monde, est accusé de malversations par la justice après une enquête interne de Nissan, qui veut le démettre de son poste au plus vite.

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