Gérard Collomb confie s'être "senti seul" pendant l'affaire Benalla

Gérard Collomb confie s'être "senti seul" pendant l'affaire Benalla
Gérard Collomb à la mairie de Lyon, le 5 novembre 2018

Orange avec AFP, publié le mercredi 07 novembre 2018 à 10h10

L'ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb estime qu'il n'est concerné "en rien" par cette affaire et reconnaît qu'il ne s'attendait pas à être "mêlé à de telles histoires".

Il n'a pas digéré. Tout juste redevenu maire de Lyon, un peu plus d'un mois après sa démission du ministère de l'Intérieur, Gérard Collomb a livré son sentiment sur l'affaire Benalla qui a déchaîné les passions durant l'été.

"Il est clair que je ne comptais pas, en venant au ministère de l'Intérieur, être mêlé à de telles histoires", a-t-il concédé lors d'un entretien accordé à Europe 1, mercredi 7 novembre.



Auditionné sous serment par une commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée nationale, dans les jours qui ont suivi les premières révélations sur les agissements d'Alexandre Benalla durant les manifestations du 1er mai, Gérard Collomb confie avoir été "choqué" par cette affaire. "Tout d'un coup, vous avez 1,3 million de personnes qui vous voient témoigner pour une histoire qui ne vous concerne en rien", regrette-t-il, alors qu'il lui avait été reproché par l'opposition de ne pas avoir eu recours à l'article 40 du Code de procédure pénale permettant de faire un signalement auprès du procureur de la République.

L'ancien pensionnaire de la place Beauvau concède aussi s'être "senti un peu seul face au dérapage qui était infime, au départ, d'une personne". Lorsqu'il lui a été demandé s'il s'attendait à un soutien plus appuyé d'Emmanuel Macron, sa réponse est restée évasive : "Je ne sais pas s'il a manqué".



"On a peut-être perdu l'esprit de mesure", estime Macron

Lundi 5 novembre, sur la même antenne, le président Emmanuel Macron a reconnu des "faits graves", tout en estimant que "l'esprit de mesure" avait été "peut-être perdu". "Beaucoup de choses qui ont été dites pendant ces semaines-là se sont avérées fausses, on crée beaucoup d'emballement, moi je le regrette, a commenté le chef de l'État.

Le 22 juillet, Alexandre Benalla avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base d'images le montrant en train de rudoyer un couple sur la place de la Contrescarpe à Paris. Outre les violences en réunion, il est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

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