Gérald Darmanin met en garde contre le séparatisme de la "dissimulation" qui essaie "de changer la vie" des Français

Gérald Darmanin met en garde contre le séparatisme de la "dissimulation" qui essaie "de changer la vie" des Français
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 22 septembre 2020.

, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 13h05

S'il existe plusieurs séparatismes, les "principaux séparatistes" en France sont les islamistes radicaux, selon le ministre de l'Intérieur.

Mercredi matin sur France Inter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a longuement soutenu le futur projet de loi sur le séparatisme, "un grand texte de gauche" selon lui. "Le président de la République, dans les prochains jours, l'annoncera.

Le texte sera présenté en décembre en conseil des ministres et en début d'année prochaine au Parlement", a indiqué le locataire de la place Beauvau. 



Ce teste est "un texte important" qui va "au fond des choses", a assuré le ministre, parlant "d'un texte qui va vers la réconciliation nationale et qui protège la France, son identité, ses habitants, la liberté d'association, la liberté de culte et la sécurité de nos compatriotes. Il s'agit de lutter contre des ennemis, pas simplement de la République, mais de la France. Des gens qui veulent se séparer du modèle républicain et du modèle français." "Le texte que va présenter le président de la République est un grand texte de gauche. La laïcité c'est une valeur de gauche, une magnifique valeur de la neutralité du service public", a-t-il poursuivi. 

Selon Gérald Darmanin, les "séparatistes" sont aussi bien les "terroristes islamistes", "les islamistes radicaux", que les "suprémacistes blancs". "La direction générale de la sécurité intérieure fait un travail qu'on ne voit pas toujours, mais je ne compte plus les moments où  l'on m'a montré des enquêtes où il y avait, par exemple, un suprémaciste blanc avec des armes qui allaient commettre des attentats", a souligné le ministre, estimant toutefois que les "principaux séparatistes" étaient les islamistes radicaux.

Gérald Darmanin a également mis en garde contre le séparatisme de la "dissimulation". "Il y a deux types de séparatismes", a expliqué le ministre, avant de développer : "Le traditionnel, caricatural, qui annonce qu'il faut mettre les femmes de côté, tuer les mécréants, et s'attaquer au modèle de la République, ceux-là, on les combat. (...) Et puis il y a ceux qui pratiquent la taqiya, c'est-à-dire la dissimulation : qui par l'islam politique, qui par une sorte d'entrisme qui ne dit pas son nom, essaient de changer la vie de nos concitoyens et imposer leurs vues." 

"Moi j'ai toujours pensé que ce n'était pas la dame de 45 ans avec un foulard qui est bénévole à la sortie de l'école qui posait un problème à la République", a poursuivi Gérald Darmanin. "En revanche ce qui pose un problème, c'est l'entrisme de l'islam politique. En tant que petit-fils de musulman, je sais que l'islamisme prospère sur l'absence de République, d'offre républicaine. Il touche en premier les musulmans, qui par millions vivent leur religion en respectant la République, certains sont même morts pour la France, tout en priant Allah : il n'y a aucune incompatibilité entre être musulman et être citoyen. En revanche, la France est attaquée par un projet politique qui veut renverser la République", a-t-il martelé. 


Au cours de cet entretien, le ministre a également défendu la liberté de la presse. "Je ne sais pas s'il y a un recul de la liberté d'expression mais elle est largement menacée", s'est-il inquiété. "En France, on a le droit d'être choqué par les caricatures de Charlie Hebdo, moi parfois j'ai pu être choqué, mais en France on a le droit de choquer. Et Charlie Hebdo a le droit de publier ce qu'il veut à sa une, comme tous les journaux", a poursuivi le ministre. 
 

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