Gérald Darmanin : deux des gardés à vue "ont manifestement lancé une fatwa" contre le professeur Samuel Paty

Gérald Darmanin : deux des gardés à vue "ont manifestement lancé une fatwa" contre le professeur Samuel Paty
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin estime qu'une "fatwa" avait été lancée contre le professeur Samuel Paty.

, publié le lundi 19 octobre 2020 à 08h50

Le ministre de l'Intérieur vise le père d'une collégienne de Conflans Saint-Honorine et le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui, qui s'étaient indignés que l'enseignant montre deux caricatures de Mahomet en cours. 

"Ils ont manifestement lancé une fatwa contre le professeur, manifestement", a martelé le ministre de l'Intérieur, lundi 19 octobre sur Europe 1. Ces deux hommes font partie des onze personnes gardées à vue dans l'enquête sur l'attentat perpétré vendredi par un Russe tchétchène de 18 ans. "Nous ne pouvons pas continuer à laisser faire ce genre de fatwas contre par exemple ce professeur, demain contre un policer, après-demain contre un journaliste", a estimé Gérald Darmanin. 

Selon la définition du dictionnaire Larousse, une "fatwa" est, "dans la religion islamique, (une) consultation juridique donnée par une autorité religieuse à propos d'un cas douteux ou d'une question nouvelle", et la "décision ou (le) décret qui en résultent". 




"Le parquet antiterroriste verra s'il les qualifie comme complices d'acte terroriste.

Ils sont en garde à vue. Et le procureur antiterroriste travail et met énormément de moyens, avec le concours des services de police, pour les confondre et les condamner", a précisé Gérald Darmanin. 

"Ce qui est très marquant dans cette histoire, c'est qu'on voit bien comment l'islam politique se joint à l'islam radical pour finalement mener au terrorisme", estime le ministre. "Souvent, on nous dit que ce n'est pas parce que les gens sont rigoristes, qu'ils prônent l'islam politique, qu'ils sont des terroristes. Ce que nous, on appelle le séparatisme. L'islam politique mène parfois au terrorisme, et il faut combattre l'islam politique avec la même force que le terrorisme", a-t-il conclu. 

Le locataire de la place Beauvau a par ailleurs révélé que des opérations de police sont menées depuis lundi matin et se poursuivront dans les prochains jours contre "des dizaines d'individus" de la mouvance islamiste. 

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