Gérald Darmanin appelle Valérie Pécresse à "soutenir le mouvement du gouvernement"

Gérald Darmanin appelle Valérie Pécresse à "soutenir le mouvement du gouvernement"
Gérald Darmanin, à l'Elysée, le 3 juin 2019

, publié le jeudi 06 juin 2019 à 09h40

La présidente du conseil régional d'Île-de-France quitte les Républicains, estimant que la reconstruction de la droite "doit se faire à l'extérieur du parti". Le ministre Gérald Darmanin, qui avait été exclu de LR en octobre 2017, lui fait un appel du pied, se disant toutefois "dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme".

Il sait de quoi il parle...

Gérald Darmanin a commenté le départ de Valérie Pécresse des Républicains, annoncé dans la soirée du 5 juin. L'actuel ministre de l'Action et des Comptes publics était secrétaire général adjoint du parti jusqu'en mars 2017, avant d'en être exclu quelques mois plus tard après avoir rejoint le gouvernement d'Edouard Philippe. Désormais, Valérie Pécresse suivrait-elle le même chemin?

"J'ai pas de conseil politique à donner à Valérie Pécresse qui a beaucoup d'expérience", estime Gérald Darmanin sur franceinfo, ce jeudi 6 juin, ajoutant que "la porte naturelle serait de soutenir le mouvement du gouvernement". Le ministre appelle à arrêter "l'égoïsme personnel et de s'apercevoir qu'on a un président qui essaye de dépasser le clivage que les Français ne veulent plus". "Je suis un peu dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme pour travailler pour le pays. Je le regrette. Je juge sur les faits, et nous regarderons ce que fera Valérie Pécresse", ajoute -il encore.



Face aux accusations de vouloir polariser le paysage politique français autour d'un duel LREM/Rassemblement national, le ministre répond par la volonté de réunir les différentes sensibilités. "En politique, il faut rassembler. Si un homme politique passe son temps à exclure tous les gens avec qui il pourrait travailler, à exclure, excommunier, à regarder le passé (...), on risque pas d'avancer beaucoup".

Toujours du côté de La République en Marche, l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux estime que "Madame Pécresse démontre qu'elle n'est plus à l'aise chez les Républicains". "Elle préfère les idées, qui sont différentes des miennes, à la discipline d'un parti. C'est tant mieux!" a commenté le député et candidat à la mairie de Paris, sur Radio-Classique

Annoncée à la surprise générale mercredi 5 juin sur le plateau du journal de 20h de TF1 de la décision de Valérie Pécresse apparaît comme totalement incompréhensible, dans son calendrier, son fondement et dans la formule", a déclaré à l'AFP la président du groupe UMP, Christian Jacob. "Valérie Pécresse a décidé de quitter son parti. La refondation de la droite est un devoir impérieux. Elle exige du courage et de sortir des logiques personnelles", a fustigé son homologue au Sénat, Bruno Retailleau.
"Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire", a encore tonné Éric Ciotti, alors que le trésorier des Républicains, Daniel Fasquelle, a assuré que ce n'était pas "en créant autant de partis qu'il y a de présidentiables que la droite reviendra un jour au pouvoir". Dans un entretien au Parisien, Jean Leonetti, président intérimaire de LR, a estimé de son côté que "Valérie Pécresse ne représente pas l'ensemble de la droite".

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