Gérald Darmanin à deux doigts de tout plaquer

Gérald Darmanin à deux doigts de tout plaquer©Panoramic

, publié le mercredi 10 janvier 2018 à 19h27

La politique serait-elle devenue trop exigeante ? En décembre dernier, L'Opinion révélait le rythme de travail effréné des conseillers d'Emmanuel Macron, contraints de sacrifier leur vie privée. Ce mercredi 10 janvier, c'est au tour de Gérald Darmanin de confier ses états d'âme.

Dans un entretien accordé à la revue Charles, le ministre de l'Action et des Comptes publics revient sur les contraintes de la fonction. "Le ministère, ça m'enferme, regrette-t-il. Je ne suis pas extrêmement heureux. Je ne suis pas malheureux, mais c'est un moment de ma vie... Je n'aime pas les contraintes." Pas plus que "les étiquettes impersonnelles sur tous les meubles" de Bercy ou le fait d'être toujours accompagné d'un officier de sécurité.

Après seulement huit mois d'exercice, l'ex-maire de Tourcoing (Nord) âgé de 34 ans semble déjà focalisé sur son avenir loin du monde politique. Et ses projets sont pour le moins inattendus. "Je suis sûr qu'après mon expérience gouvernementale, j'arrêterai, indique-t-il toujours dans les colonnes de la revue trimestrielle. J'ouvrirais un restaurant, je monterais une boîte avec un pote, j'adorerais monter un bar à vin à Sienne par exemple." Le cas Gérald Darmanin n'est pas isolé au sein du gouvernement d'Edouard Philippe, Nicolas Hulot ayant lui-aussi partagé à plusieurs reprises ses difficultés avec la vie de ministre.

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