Gauche européenne : Alexis Tsipras étrille Jean-Luc Mélenchon

Gauche européenne : Alexis Tsipras étrille Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon et Alexis Tsipras à Paris, le 12 avril 2014.

Orange avec AFP, publié le jeudi 15 février 2018 à 13h53

La guerre est déclarée entre Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon. Et c'est le leader de la France insoumise qui avait tiré le premier, le 31 janvier, en demandant l'exclusion du parti grec Syriza du Parti de la gauche européenne (PGE).

Mercredi 14 février, Tsipras a rispoté.

"Nous sommes plus à gauche que Mélenchon, a déclaré le leader grec, cité par 20Minutes. Nous, nous sommes à gauche en pratique, et pas seulement en paroles. Nous avons créé plus de 300.000 emplois depuis 2015 (...) Greece is back. Notre obsession n'est pas de revenir à l'époque où les gouvernements ne pensaient qu'à dépenser plus, mais de créer plus d'emplois."

"LOGIQUE 'AUSTÉRITAIRE'"

Pourquoi Alexis Tsipras a-t-il cru nécessaire de défendre son bilan ? Parce que Jean-Luc Mélenchon l'a accusé de "répondre toujours plus servilement aux diktats libéraux de la Commission européenne". C'est pourquoi il avait demandé le 31 janvier l'exclusion du parti grec du PGE. "Pour le PG, comme sans nul doute beaucoup d'autres partis du PGE, il est en effet devenu impossible de côtoyer, dans un même mouvement, Syriza d'Alexis Tsipras", avait assuré le Parti de gauche. Il avait également déploré que le Premier ministre grec pousse "sa logique 'austéritaire' jusqu'à limiter le droit de grève."

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