Galère, inquiétude ou optimisme : où en sont les candidats avec les parrainages pour la présidentielle ?

Galère, inquiétude ou optimisme : où en sont les candidats avec les parrainages pour la présidentielle ?
La période de recueil des parrainages s'achève le 4 mars, à 18h.

publié le vendredi 14 janvier 2022 à 12h07

Alors que plusieurs candidats ont fait part de difficultés à réunir les promesses, le président du Sénat, Gérard Larcher, a rappelé que le parrainage ne valais pas soutien.

À chaque élection présidentielle, la polémique revient sur le devant de la scène : l'obligation de présenter 500 parrainages d'élus pour pouvoir se présenter est décriée par les candidats qui "galèrent" à les réunir, selon les termes utilisés mercredi 12 janvier par Marine Le Pen. À 15 jours du début de l'envoi des parrainages au Conseil constitutionnel, RTL a réalisé vendredi 14 janvier un point sur la situation des candidats à la présidentielle 2022.

Côté France insoumise, la partie n'est pas encore gagnée. Il manque 100 parrainages à Jean-Luc Mélenchon, qui avait déjà bouclé ses démarches à la même époque en 2017. Le Rassemblement national, qui estime qu'il faut 600 promesses pour espérer obtenir au final les 500 sésames, n'est pas encore assuré de tous les avoir. Même si les déclarations de Marine Le Pen sur la "galère" a eu un impact. "Ça a convaincu quelques maires, mais on y est pas encore", a indiqué à RTL un proche de la candidate. La présidente du RN doit bientôt envoyer un mail et un courrier aux 30.000 maires de France.


L'entourage d'Éric Zemmour a confié avoir déjà engrangé 340 promesses, alors que d'autres rendez-vous sont prévus dans les jours à venir. Un lieutenant de l'ancien polémiste a souligné : "Ça débloque un peu que Gérard Larcher, le président du Sénat, ait répété que parrainage ne vaut pas soutien".

Christiane Taubira, qui doit annoncer samedi si elle est bel et bien candidate peut compter sur les 300 élus du parti radicale de gauche, mais aussi sur le réseau des personnalités politiques qui la soutienne. C'est notamment le cas de la présidente PS de la région Bourgogne-Franche-Comté ou du député de la Nièvre Christian Paul. "Aucune inquiétude" de ce côté-là, ont indiqué des proches de l'ancienne Garde des Sceaux à RTL.


Pour les candidats moins médiatiques ou qui ne s'appuie pas sur des partis puissants, les situations sont multiples. Pour Nicolas Dupont-Aignan, par exemple, c'est "mille fois pire qu'en 2017", et il pourrait être privé d'élection. L'ancien vice-président du FN, désormais à la tête de son parti Les Patriotes, Florian Philippot, revendique de son côté 300 promesses et va relancer les maires vendredi.

Le "candidat du Frexit", François Asselineau, "a de bonnes chances d'être e à nouveau candidat comme en 2017", a expliqué un proche à RTL. La candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud devrait également y arriver, avance la radio. Enfin, la candidate du parti animaliste, Hélène Thouy, a obtenu 250 promesses de parrainages.

Les élus pourront commencer à envoyer leurs parrainages à partir du 30 janvier. La période de recueil des parrainages s'achève au plus tard le sixième vendredi avant le premier tour, soit le 4 mars, à 18h. Le Conseil constitutionnel les publie au moins deux fois par semaine durant la période de réception des parrainages, puis l'intégralité au moins huit jours avant le premier tour. 

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