Front national : critiqué de toutes parts, Florian Philippot répond

Front national : critiqué de toutes parts, Florian Philippot répond
Florian Philippot a dénoncé un "spectacle affligeant" après les attaques de Robert Ménard et Gilbert Collard.

Orange avec AFP, publié le samedi 09 septembre 2017 à 18h35

Après un été discret, le Front national et Marine Le Pen ont enfin fait leur rentrée politique samedi 9 septembre, en pleines turbulences et remises en question après la défaite à l'élection présidentielle. Alors que la présidente du parti d'extrême-droite tente de reprendre la main malgré les querelles, la question de Florian Philippot semble ne pas encore avoir été tranchée.

Ce dernier, attaqué de toute part dans son propre camp, a fait le dos rond sur RTL et dénoncé un "spectacle affligeant".


"Je ne réponds pas, ce n'est pas ma conception de la politique", a déclaré le vice-président du FN, interrogé sur les propos de Gilbert Collard et de Robert Ménard à son encontre. "Je pense à nos électeurs, nos militants, ils doivent trouver ça lamentable, et je ne suis pas loin de penser la même chose qu'eux", a-t-il encore dit, dénonçant un "spectacle affligeant".

Sur Europe 1, Robert Ménard a estimé samedi que Marine Le Pen devait changer la direction du parti. "Je pense aux frères Philippot qui sont néfastes pour ce parti, pour notre courant de pensée". Quelques jours plus tôt, il avait clamé que le vice-président du FN était "pire que le pire des gauchistes". Vendredi, Gilbert Collard avait également critiqué Florian Philippot, l'appelant à "rentrer dans le rang" et à "arrêter cette boursouflure de l'égo".

Si Marine Le Pen n'a pas pris position publiquement, certains de ses proches estiment que la rupture est consommée avec Florian Philippot, avance Le Parisien. "Elle ne peut plus le supporter", confie un de ses lieutenants, tandis qu'un autre rapporte qu'ils ne se parlent "plus aussi souvent". Une ambiance qui rappelle à un ancien élu FN la période qui a précédé la scission entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret à la fin des années 90, selon Le Parisien.

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