Fraude fiscale: Roussel (PCF) veut la "prison ferme" pour les coupables

Fraude fiscale: Roussel (PCF) veut la "prison ferme" pour les coupables
Fabien Roussel pose le 25 mai 2021 à Paris

publié le mardi 15 juin 2021 à 11h57

Le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel a proposé mardi de créer une "peine de prison ferme", sans possibilité de "négocier des amendes", pour les dirigeants d'entreprises coupables de fraude et d'évasion fiscales.

S'il était élu, le dirigeant communiste, qui a contraint l'homme d'affaires Bernard Arnault, actionnaire majoritaire du groupe de luxe LVMH, à publier les comptes de sa holding Groupe Arnault en l'assignant en justice en 2019, ferait de cette lutte "un combat prioritaire avec au bout du compte la prison pour ceux qui frauderont", alors que les gouvernements successifs "ont fait le choix de négocier des amendes", a-t-il dénoncé sur LCI.

Bernard Arnault devrait-il être derrière les barreaux ? "Si un PDG, un grand patron, quel qu'il soit, était convaincu de fraude, d'optimisation fiscale, il doit passer par la case prison", a répondu le secrétaire national du PCF.

Il a indiqué qu'il nommerait le sénateur du Nord Eric Bocquet, vice-président de la commission des Finances du Sénat, comme "ministre chargé de la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales".

Citant la fourchette d'estimation de 80 à 100 milliards d'euros annuels de manque à gagner pour le budget français avancée par le syndicat Solidaires Finances Publiques, il a expliqué qu'il utiliserait ce montant pour "les hôpitaux, l'école, la jeunesse, la santé".

Outre des sanctions fiscales, les auteurs de fraude fiscale risquent 500.000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement, et jusqu'à trois millions d'euros d'amende et sept ans d'emprisonnement si les faits ont été commis en bande organisée.

A moins d'un an de la présidentielle, Fabien Roussel a dit "craindre" l'abstention, et a exhorté "les catégories populaires" à voter, à "envahir les urnes et se faire respecter", quand assurément selon lui "pas une voix ne va manquer chez les riches" pour "défendre le candidat Macron".

Il a critiqué "le poids des sondages sur le choix des électeurs" et le fait que "quelque part" ces études leur disent: "ça ne sert à rien d'aller voter, le résultat on le connaît". 

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