François Hollande livre un plaidoyer pour les services publics

François Hollande livre un plaidoyer pour les services publics
François Hollande, le 4 novembre 2020, à Paris

, publié le vendredi 08 janvier 2021 à 11h45

Selon l'ancien président de la République, la période de crise "devrait convaincre les socialistes que leur temps est revenu".

L'ex-président François Hollande, qui participe vendredi 8 janvier à l'hommage à François Mitterrand à Jarnac (Charente) pour le 25e anniversaire de sa mort, affirme qu'"appeler au rassemblement" de la gauche, "sans leader pour incarner l'alternative, est une démarche vaine", dans une interview à Sud Ouest, jeudi 7 janvier.

"Appeler au rassemblement de familles politiques éparpillées sans une force centrale et sans leader pour incarner l'alternative est une démarche sympathique mais vaine. L'union n'est pas un combat, c'est une dynamique", déclare l'ex-président.

Vendredi, Emmanuel Macron ira aussi pour la première fois à Jarnac rendre hommage à François Mitterrand, mort le 8 janvier 1996. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure sera également présent, ainsi que Ségolène Royal, ex-candidate PS à la présidentielle, et Johanna Rolland, maire PS de Nantes.

"Des candidats, on en trouve toujours, mais sans une dynamique et un projet pour les porter ce sont des personnalités, pas des prétendants possibles à la victoire", insiste François Hollande. Selon lui, "dans des moments de crise, où l'essentiel est en cause, les valeurs collectives, la solidarité, les services publics restent les meilleures réponses. Ca devrait convaincre les socialistes que leur temps est revenu, au-delà de l'opposition nécessaire aux décisions conjoncturelles". "Ce n'est pas simplement par rapport au nombre de tests, de masques ou de vaccins qu'il faut se déterminer, c'est par rapport à la société qu'on veut pour demain", ajoute-t-il.

Hollande plaide pour un sextennat

L'ancien chef de l'Etat estime aussi que "ce que François Mitterrand a pu faire en deux septennats, prendre de la distance, laisser le Premier ministre gouverner, ce n'est plus possible sur un quinquennat", avec "les chaînes d'information, les réseaux sociaux, l'immédiateté". "Le septennat était trop long. Le quinquennat est trop court. Je plaide pour un mandat de six ans et des élections législatives tous les quatre ans", a-t-il répété.
 

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