François Hollande : "Je pense avoir été un président honnête, courageux"

François Hollande : "Je pense avoir été un président honnête, courageux"

L'ancien président de la République, François Hollande, le 1er décembre 2017 à Bordeaux.

Orange avec AFP, publié le jeudi 14 décembre 2017 à 20h04

VIDÉO. François Hollande était l'invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL ce jeudi 14 décembre.

L'ancien président de la République a réitéré quelques critiques envers la politique d'Emmanuel Macron, notamment l'invitation de Donald Trump au défilé du 14-Juillet mais expliqué que l'actuel chef de l'État devait "être respecté dans sa fonction".

"C'est lui qui agit et je ne vais pas ici m'imposer ou m'interposer dans les responsabilités qui sont les siennes", a-t-il ajouté. "Je suis pour que notre pays réussisse. Donc je suis pour qu'Emmanuel Macron, président de la République, puisse réussir son mandat".

"JE NE SUIS PLUS DANS LA VIE PARTISANE"

François Hollande a notamment salué l'action européenne de son successeur et estimé que "(ses) relations n'ont jamais été troublées" avec lui. Même si "ce n'est pas si fréquent qu'un conseiller du président devenu ensuite ministre sous l'autorité du président lui succède".



"Sur un certain nombres de sujets, je peux intervenir, porter des idées, susciter des réflexions, transmettre mes idées", a-t-il néanmoins rappelé, assurant "être de gauche et avoir mené une politique de gauche" durant son quinquennat.

"Je ne suis candidat à rien. Et donc je suis libre", a-t-il poursuivi. "Je suis dans la politique, parce que ça a été toute ma vie. Je ne suis plus dans la vie partisane et dans la vie électorale", a-t-il ajouté. "Le pouvoir, c'est très important mais ce n'est pas en soi ce qui me mobilise. Je considère qu'il y a une cause plus grande qui est de savoir ce que l'on peut faire pour son pays".



DEUX REGRETS : "LA DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ" ET "LA LOI EL KHOMRI"

Quel regard porte-t-il sur son action à la tête du pays ? "Je pense avoir été un président honnête, courageux dans des circonstances très difficiles et qui a mis l'intérêt général au dessus de toutes considérations". L'ancien chef de l'État regrette "un manque de pédagogie" mais estime avoir "laissé le pays dans un meilleur état et tant mieux pour Emmanuel Macron".

Regrette-t-il une mesure, un acte pris durant son quinquennat ? "La déchéance de nationalité" et la "loi El Khomri", a répondu l'ancien chef de l'État, qui assure "ne pas regretter" sa décision de renoncer à se représenter à l'élection présidentielle. "Emmanuel Macron avait la volonté et l'audace mais ce n'est pas lui qui fait mon choix", a-t-il assuré.



Regrette-t-il la parution du livre "Un président ne devrait pas dire ça..." ? "Non, je considère que la presse doit poser toutes les questions (...) Je ne veux pas me défausser. Je pense que ce n'était pas le bon moment pour le publier". Selon lui, "le livre, pour ceux qui l'ont lu, pas ceux qui l'ont instrumentalisé, est plutôt en appui de ce que j'ai fait".

L'existence de "frondeurs" au sein de son propre parti a été "une épée dans le dos", "une difficulté supplémentaire" car sa politique "devait susciter la confiance". "Il ne devait pas y avoir de doute", a-t-il ajouté, précisant néanmoins "s'être rétabli" de ce "coup d'épée dans le dos".



LE PARTI SOCIALISTE A "UN AVENIR"

Soutient-il un candidat à la tête du Parti socialiste ? "Je ne vais pas faire un palmarès", a-t-il répondu. "Ils doivent être sur une ligne qui doit être crédible sur le plan économique. Qui doit mettre la justice et la lutte contre les inégalité au premier rang. Et qui doit être ouverte à la construction européenne, parce que la France a un rôle majeur à jouer dans cette période. Et enfin ils doivent avoir vis-à-vis du monde une volonté de régulation, l'écologie étant une de ses dimensions".

"C'est à la nouvelle génération de faire ce travail de reconstruction. Je peux apporter mes idées, mon expérience, ma vision de l'Europe et du monde". Il l'assure : "Le parti socialiste, s'il veut être une force de gouvernement, a un avenir. Après il verra les choix qu'il peut faire aux élections, mais il a un avenir, parce que la sociale-démocratie européenne a un avenir".

Comment juge-t-il la stratégie de Jean-Luc Mélenchon ? "Elle a consisté à vouloir s'opposer par la rue", a-t-il estimé. "C'est une bénédiction pour le gouvernement et le président. Avec un opposant comme celui-là, les gouvernements ont de beaux jours devant eux".

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634 commentaires - François Hollande : "Je pense avoir été un président honnête, courageux"
  • simple blagounette

  • Allez ! Rue du Cirque , la il est à sa place .

  • Honnête comme tous les autres politiques, courageux ça du courage il lui en a manqué beaucoup pendant son mandat.

  • Que de narcissisme !!! Il aurait pu également dire incompétent, menteur.......

  • en plus il a de l'humour ...mdr