François de Rugy pense "avoir été la victime expiatoire des 'gilets jaunes'"

François de Rugy pense "avoir été la victime expiatoire des 'gilets jaunes'"
François de Rugy, le 17 juillet 2019, à Paris

, publié le mercredi 04 septembre 2019 à 11h42

Invité de l'émission "C'est à vous", l'ancien ministre estime que la "pulsion de rejet" envers les élus a été entretenue par certains députés de l'opposition. Il adresse aussi une nouvelle charge à l'encontre des journalistes de Mediapart, espérant que "la justice va sévir".

Près de deux mois après la tempête médiatique qui a fini par le déloger de son ministère, François de Rugy s'est exprimé au sujet de son départ du gouvernement consécutive à la série de révélations sur son train de vie.

L'ancien président de l'Assemblée nationale estime que son éviction résulte en partie du mouvement des gilets jaunes, qui a secoué le pays l'hiver dernier. "C'est une vague qui a failli emporter les institutions démocratiques de notre pays. Je pense avoir été un peu la victime expiatoire des gilets jaunes", a t-il affirmé sur le plateau de France 5, mardi 3 septembre.


Evoquant une "pulsion de rejet" confinant parfois à la "haine", l'ancien ministre de l'Ecologie a pointé du doigt certains députés quant au mouvement de colère face aux élus, qui est allé jusqu'à des dégradations de permanences LREM. "Lorsqu'il y a eu tout ce déferlement, certains ont même relativisé, ont banalisé voire justifié", a t-il dénoncé.

Rugy s'en (re)prend à Mediapart

L'ex-ministre s'est par ailleurs montré critique envers les journalistes de Mediapart, à l'origine des révélations sur son train de vie à l'époque où il était président de l'Assemblée nationale. "J'ai été élu. J'ai pas été embauché pour faire des articles et être payé sans jamais rendre de comptes. Est-ce que vous connaissez une profession qui est dans l'impunité la plus totale?". "Non, on attaque en diffamation et on gagne un procès", répond son interlocutrice, Elisabeth Lemoine.François de Rugy, qui a démissionné après avoir été accusé de dépenses exagérées, a été globalement dédouané par des enquêtes du gouvernement et de l'Assemblée nationale, hormis trois dîners jugés "manifestement excessifs". L'enquête diligentée à sa demande par l'Assemblée nationale conclut que l'ex-ministre "n'a enfreint, directement ou indirectement, aucune règle et n'a commis aucune irrégularité" concernant l'organisation d'une douzaine de repas lorsqu'il était président de l'Assemblée.

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