Forces de l'ordre attaquées à Poissy : "Agresser un policier, c'est agresser la République", réagit Gérald Darmanin

Forces de l'ordre attaquées à Poissy : "Agresser un policier, c'est agresser la République", réagit Gérald Darmanin
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur un plateau de France 2, le 11 février 2021.

, publié le lundi 15 février 2021 à 14h25

Le maire de cette ville de région parisienne a appelé le gouvernement à apporter "un soutien effectif bien plus important que ce qu'il est en ce moment". "Aujourd'hui, dans les quartiers prioritaires, ça nous pète à la gueule", a-t-il dénoncé.

Une patrouille de police a été violemment prise à partie par une trentaine d'individus samedi 13 février à Poissy, dans les Yvelines.

Appelées pour un attroupement, les forces de l'ordre ont essuyé des tirs de projectiles et de mortiers d'artifice et ont été insultées. Si aucun blessé n'est à déplorer, la scène a provoqué une vive indignation.  



En déplacement à Chambéry (Savoie), dans le cadre du  Beauvau de la Sécurité, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fermement condamné l'attaque. "Agresser un policier, c'est agresser la République", a-t-il déclaré, avant de rappeler que la loi Sécurité globale, qui sera examinée prochainement par le Sénat, permet notamment "la pénalisation" des mortiers d'artifices.

Sur Twitter, le syndicat indépendant des commissaires de Police (SICP) a posté une vidéo de l'attaque sur laquelle on peut entendre l'un des assaillants crier : "Tuez-les, tuez-les", à propos des policiers. Sur le réseau social, le maire de Poissy, Karl Olive, a également condamné ces violences, se disant en "colère". "Entendre des 'Tuez-là' à l'endroit de la police, c'est inacceptable", s'est indigné l'élu qui a "renouvelé son entier en plein soutien" aux forces de police municipales et nationales.


"Il ne peut y avoir d'excuse pour de tels actes", a ajouté le maire de Poissy. L'édile a également fait part de sa "grosse frustration" après cette attaque. "La ville de Poissy multiplie l'accompagnement, multiplie les initiatives en direction de l'ensemble des jeunes de la ville", a souligné Karl Olive, citant les maisons de quartier, les associations de quartier, les médiateurs de rue... L'élu, qui appelle au calme, a indiqué qu'il indiqué qu'il allait réunir cette semaine "tous les acteurs de terrain pour renouer le dialogue".


Comme le SICP, l'élu s'est par ailleurs indigné des préconisations de la défenseure des droits, Claire Hédon, qui a proposé vendredi de tester des zones sans contrôle d'identité afin de répondre notamment aux discriminations. "Pour être égal face à la loi, la loi doit être la même partout", a-t-il estimé. 


Sur RMC, Karl Olive a également appelé le gouvernement à apporter "un soutien effectif bien plus important que ce qu'il est en ce moment". Selon lui, "les forces de police doivent être sur le terrain et pas (...) à faire des tâches administratives". "On connait ces jeunes, on sait ce qu'on doit faire. Mais je le redis : il faut absolument enclencher une vitesse supérieure. Aujourd'hui, dans les quartiers prioritaires, ça nous pète à la gueule, et ça va nous péter à la gueule parce qu'on voit ce qu'il se passe, mais on regarde ailleurs", a-t-il regretté.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.