Fonctionnaires : Macron revient sur l'objectif de 120.000 suppressions de postes

Fonctionnaires : Macron revient sur l'objectif de 120.000 suppressions de postes
Emmanuel Macron, à Paris, le 25 avril 2019

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 26 avril 2019 à 08h03

Le chef de l'Etat veut déployer plus de personnel "sur le terrain", et moins dans l'administration centrale.

Il ne veut pas donner "d'injonctions contradictoires". Dans le cadre de ses annonces relatives à l'éducation (24 élèves par classe en grande section, CP et CE1) ou à la santé (pas de suppression d'hôpitaux ou d'écoles d'ici la fin du quinquennat), Emmanuel Macron s'est dit prêt à "abandonner" l'objectif de 120.000 postes de fonctionnaires supprimés d'ici la fin de sa mandature. La fonction publique  (Etat, hospitalière, territoriale) compte actuellement 5,5 millions d'agents."Quand on doit réinvestir dans la sécurité, dans l'éducation et dans la justice, je ne vais pas donner des injonctions contradictoires au gouvernement", a souligné le président de la République, ajoutant qu'il assumerait "totalement, si ce n'est pas tenable, d'abandonner cet objectif".

Plus de fonctionnaires "sur le terrain"

Notant que l'Etat devait "savoir s'adapter, être accessible à tous dans tous les territoires", Emmanuel Macron a souligné sa volonté d""assurer l'accès aux services publics à moins de 30 minutes" et de "réconcilier la métropole, la ville moyenne et le rural". Pour ce faire, l'Etat doit "cesser la fermeture des services publics".



Le Premier ministre Edouard Philippe présentera en mai "une profonde réorganisation de notre administration", destinée à déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain" tout en supprimant des postes "en administration centrale" à Paris, a annoncé le chef de l'Etat. Déplorant qu'il n'y ait "plus assez de monde sur le terrain" pour "apporter des solutions", il a notamment annoncé la création dans "chaque canton", d'ici à "la fin du quinquennat", d'un "endroit où on puisse trouver réponse aux difficultés qu'on rencontre", baptisé "France services". 

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