Fiscalité: "Nous ne sommes pas des Pères Noël", défend Griveaux

Fiscalité: "Nous ne sommes pas des Pères Noël", défend Griveaux
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l'Elysée, le 5 septembre 2018

AFP, publié le vendredi 21 septembre 2018 à 10h31

Suppression de micro-taxes, exonération de certains retraités de la hausse de la CSG... "Nous ne sommes pas des Pères Noël", se défend vendredi Benjamin Griveaux, qui refuse de voir dans ces mesures des "cadeaux fiscaux" et assure que le gouvernement "ne change pas de cap".

"Nous ne sommes pas des Pères Noël, et je crois que les Français, ils ne sont pas idiots, ils ont arrêté de croire au Père Noël il y a bien longtemps, et c'est ce qu'ils ont exprimé clairement lorsqu'ils ont élu Emmanuel Macron président de la République en 2017", a déclaré le porte-parole du gouvernement sur LCI.

A propos de la suppression d'une vingtaine d'impôts obsolètes et peu rentables dans le cadre du budget 2019, il a fait valoir que ce n'était "pas un cadeau fiscal" mais "une remise à plat", "quelque chose de normal car il y a des taxes dont parfois même le sens échappait sans doute à ceux qui les avaient créées".

"Si ça permet à certains des secteurs de s'alléger de ce montant fiscal pour investir dans l'appareil productif, c'est une excellente nouvelle", a ajouté M. Griveaux.

Le geste fiscal annoncé la veille par le Premier ministre Edouard Philippe pour exempter, à partir de 2019, une partie des retraités de la hausse de la CSG, devrait finalement concerner "300.000 à 350.000 personnes", a précisé le porte-parole, et il a seulement pour but de corriger "le drame des effets de seuil".

M. Griveaux a en revanche fermement récusé l'idée d'un changement de cap du gouvernement face une rentrée difficile et les inquiétudes des Français sur leur pouvoir d'achat.

"Nous tenons le cap que nous avons fixé depuis le premier jour: cinq points de dette en moins à l'issue du quinquennat, un point d'impôt en moins à l'issue du quinquennat, trois points de dépenses publiques à l'issue du quinquennat", a assuré M. Griveaux. "Nous ne laisserons pas filer les déficits pour que les générations futures aient à payer nos choix", a-t-il promis.

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