Fermeture des écoles: "la question doit être posée" estime Baroin

Fermeture des écoles: "la question doit être posée" estime Baroin
Le président de l'Association des maires de France François Baroin, le 30 septembre 2020 à Paris

publié le jeudi 25 mars 2021 à 22h14

"On a perdu beaucoup de temps", a déploré mardi le président de l'Association des maires de France François Baroin, estimant que la question de la fermeture des écoles devait "être posée" et n'était "pas taboue".

"Il y a une semaine, si j'en avais eu la possibilité, j'aurais pris comme maire de Troyes (Aube) la décision d'établir un confinement strict, permettant de mieux protéger la population", a-t-il déclaré sur BFMTV.

L'Aube est l'un des trois nouveaux départements de forte circulation du virus qui sera soumis dès samedi aux mesures de freinage renforcées.

"On a perdu beaucoup de temps, on savait qu'on avait un mur à franchir le 15 mars" en raison de l'arrivée du variant britannique, a-t-il dit, en précisant qu'à Troyes, le taux d'incidence s'élève à 740 pour les moins de 30 ans.

"L'évolution de la présence du virus dans les écoles inquiète énormément le personnel enseignant", a poursuivi François Baroin, qui demande que la vaccination des enseignants soit prioritaire "si on souhaite maintenir nos écoles ouverte".

Mais "je pense que la question des écoles doit être posée, elle ne doit pas être taboue", y compris les maternelles, "car les parents tombent malades, parfois des parents jeunes" qui viennent grossir les rangs des malades en réanimations.

"Je l'ai dit au ministre de la Santé, il y a une question sur les écoles. Je peux comprendre qu'on essaie de préserver l'ouverture des écoles" mais pour freiner ce variant britannique, "il faut poser la question des zones où le virus se développe et les écoles en font partie", a-t-il conclu.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a répété jeudi que les écoles resteraient ouvertes, si besoin avec un protocole sanitaire encore renforcé, et ne seraient fermées qu'en dernier recours.

Le maire de Troyes a aussi regretté que les maires aient perdu le pouvoir de décider des fermetures. "On vit sous une cadre dérogatoire au droit commun qui est l'état d'urgence sanitaire. L'Etat a récupéré les pouvoirs propres au maire et nous n'avons plus le pouvoir d'ouvrir ou de fermer que ce soit un bar ou une école". 

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