Fermeture des bars et restaurants : Bruno Le Maire promet 3 milliards d'euros d'aides

Fermeture des bars et restaurants : Bruno Le Maire promet 3 milliards d'euros d'aides
Un restaurant à Marseille, le 28 septembre 2020.

, publié le mardi 29 septembre 2020 à 11h54

Le montant de l'aide versable aux restaurateurs va également être déplafonnée à 10.000 euros, contre 1.500 euros actuellement.

En pleine grogne des patrons de bars et de restaurants, concernés par des mesures de fermeture ou de réduction de l'activité dans plusieurs grandes villes françaises, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire a annoncé mardi 29 septembre des mesures de soutien au secteur.

"Nous n'en avons pas fini avec le virus, et donc beaucoup d'entrepreneurs, de restaurateurs, de patrons de cafés ou de salles de sport, sont inquiets pour leur activité, a expliqué le ministre sur France Inter. Il faut continuer à soutenir et à protéger les salariés et les entreprises, c'est un premier aspect essentiel du budget (2021, ndlr)."

"La sécurité sanitaire est la priorité absolue, a encore estimé Bruno Le Maire. Donc nous avons mis de l'argent de côté pour faire face à ces situations, comme avec le fonds de solidarité.

Les bars et les restaurants obligés de fermer à Marseille, par exemple, y auront droit. Il est aujourd'hui plafonné à 1.500 euros, nous allons le déplafonner jusqu'à 10.000 euros. Ça permettra de prendre en compte la perte de chiffre d'affaire. Je leur dis : nous ne vous laisseront pas tomber." 


"Nous avions prévu 9 milliards d'euros pour ce fonds de solidarité, nous en avons dépensé 6 très exactement, a précisé Bruno Le Maire. Il en reste 3, on va les mettre sur la table maintenant pour soutenir les restaurateurs."

Le dispositif de chômage partiel devrait également être maintenu. "Nous avions prévu 30 milliards d'euros, on en a dépensé 20, il en reste 10, a-t-il expliqué. Évidemment, s'il y a un reconfinement généralisé l'année prochaine, il faudra passer à autre chose. Mais je me pose dans cette hypothèse-là : mon hypothèse, c'est que nous continuions à vivre avec le virus. Continuer à avoir une activité économique tout en luttant contre le virus."

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