Fermeture de lits dans les hôpitaux : Gabriel Attal annonce l'ouverture d'une enquête

Fermeture de lits dans les hôpitaux : Gabriel Attal annonce l'ouverture d'une enquête
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 28 juillet 2021.

publié le mercredi 27 octobre 2021 à 18h05

"Les chiffres seront communiqués prochainement", a assuré le porte-parole du gouvernement. 

Selon une enquête du Conseil scientifique réalisée début octobre, relayée par Libération mardi 26 octobre, près de 20% des lits sont fermés dans les hôpitaux français faute de soignants. A l'heure où les contaminations au Covid-19 repartent à la hausse, cette situation inquiète aussi bien les soignants que le gouvernement. En réaction, le porte-parole de l'exécutif Gabriel Attal a donc annoncé mercredi, à la sortie du Conseil des ministres, qu'une enquête avait été lancée "auprès de l'ensemble des établissements de santé pour objectiver la situation".



Rappelant que "le chiffre de 20% est issu d'une enquête relative à la situation de quelques hôpitaux à l'AP-HP" (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), Gabriel Attal a précisé que "l'exploitation (de l'enquête) est en cours et les chiffres seront communiqués prochainement".

Si le porte-parole du gouvernement a reconnu "des tensions en ressource humaine dans certains établissements", selon lui, la situation est également due à "un impact de l'activité de l'épidémie du Covid".

"Nous avons été avec des règles qui consistent à ne pas avoir deux patients dans une même chambre, même une chambre double, pour des raisons de lutte contre l'épidémie. Cela a conduit temporairement à suspendre un certain nombre de lits", a-t-il ainsi expliqué.

D'après Gabriel Attal, le manque de personnel est également dû aux actions des précédents gouvernements. "On ne rattrape pas trente ans en quatre ans", a-t-il souligné. "Il n'existe pas de réserve cachée de personnel. Notre action produit une grande différence sur le long terme, parce que nous aurons de nouveaux effectifs, notamment grâce aux mesures comme la suppression du numerus clausus", a-t-il assuré. 

Un peu plus tôt, le ministre de la Santé Olivier Véran avait également reconnu que "la situation était compliquée" dans les hôpitaux. "Un certain nombre d'unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter", a-t-il expliqué, tout en mettant en doute le chiffre avancé de 20% de lits fermés. 

"Pour l'instant, le seul chiffre dont je dispose, c'est sur un échantillon très parcellaire de 16 CHU. Avec tous les biais qu'on peut reconnaître, sur 16 CHU, la dernière donnée qui m'est remontée, c'est 5% de lits de médecine temporairement fermés. On serait donc assez loin de 20% du parc hospitalier général", a-t-il indiqué.
 

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