"Femmes indésirables" dans les lieux publics : les responsables doivent "retourner au bled", estime Eric Woerth

"Femmes indésirables" dans les lieux publics : les responsables doivent "retourner au bled", estime Eric Woerth
Eric Woerth à Paris, le 18 octobre 2016. L'ancien ministre s'est exprimé le 11 décembre à propos du reportage de France 2 sur les "femmes indésirables" dans certains lieux publics.

publié le dimanche 11 décembre 2016 à 14h15

Le reportage de France 2 sur les difficultés pour les femmes d'aller dans les lieux publics de certains quartiers en France continue de provoquer des réactions. Eric Woerth a suggéré, dimanche 11 décembre, aux "personnes non-françaises" responsables de cette situation de "retourner au bled".

Invité du Grand Rendez-vous iTélé/Europe 1/Les Echos, le secrétaire général des Républicains, a estimé que ces images plantent "un coup de poignard dans le cœur de la République.

Le cœur de la République, c'est l'égalité homme-femme." Selon lui, les autorités doivent agir. "Le Premier ministre doit se saisir de cela. C'est une affaire d'Etat. Le Premier ministre doit se saisir de cela. Il y a des territoires... C'est comme la zone de Notre-Dame-des-Landes. Il y a des territoires qui ne sont plus des territoires de la République parce qu'on applique d'autres règles que les règles de la République".



Il a également appelé les communes concernées à porter plainte pour dénoncer "la ségrégation" qui s'applique "dans nos quartiers". Face à cette situation, il demande une "politique d'assimilation parce que la plupart de ces personnes sont françaises. Si c'est des personnes non-françaises, il faut qu'ils retournent chez eux, qu'ils retournent au bled puisque c'est le bled ici. Vaut mieux qu'ils retournent au bled chez eux." L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy fait ainsi référence à l'un des hommes entendus dans le reportage, qui explique à une femme portant une caméra cachée que "on est pas à Paris, t'es dans le 93 ici, c'est des mentalités différentes, c'est comme au bled."



"C'est une discrimination à l'égard des femmes", avait jugé sur RTL la secrétaire d'État chargée du Numérique et de l'Innovation, Axelle Lemaire, le 9 décembre. Elle avait averti que, si les faits sont avérés, "bien sûr, à ce moment-là, les propriétaires du café peuvent tout à fait être poursuivis". "Il faut faire comprendre à l'ensemble de nos concitoyens que ce sont effectivement des pratiques intolérables", avait-elle souligné.

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