"Femme libre", Valérie Pécresse entend "relever la France"

"Femme libre", Valérie Pécresse entend "relever la France"
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

, publié le samedi 29 août 2020 à 14h55

L'ex-LR Valérie Pécresse prononçait un discours de rentrée de son mouvement Libres!.


Pour Valérie Pécresse (LR), la République est "menacée" dans sa "souveraineté" et son "autorité". La présidente de la région Île-de-France estime qu'il est une "ardente obligation, c'est désormais de la relever". Quelque 2.000 militants s'étaient réunis à Mennecy (Essonne), le même jour que la traditionnelle réunion des Républicains à La Baule.

"Nous voulons relever la République, nous voulons relever la France", a déclaré l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, confiant ressentir "comme jamais l'impérieuse nécessité de construire avec (ses militants) un avenir qui n'est pas écrit d'avance".

"Le temps est peut-être venu de faire entendre la voix d'une femme libre", a-t-elle aussitôt ajouté, sans dire encore si elle serait candidate à l'Elysée.


"J'aspire à une France qui rassemble ses différences dans le vaste drapeau tricolore, et pour cela il faut que ce drapeau soit fermement tenu", a-t-elle encore dit en mettant l'accent la sécurité, à l'instar de toute la droite.

Dans un message vidéo, le président du Sénat LR Gérard Larcher a souligné le "besoin de (se) rassembler", saluant les "idées" et les "talents" du mouvement de Valérie Pécresse, qui avait démissionné des Républicains après leur déroute aux élections européennes en 2019 mais qui sera présente cette année à la rentrée de son ancien parti au Port-Marly (Yvelines) les 4 et 5 septembre.

Désireuse de "relever l'économie", Valérie Pécresse a affirmé refuser que la pandémie de Covid-19 "soit le prétexte d'une vague de désindustrialisation", et souhaité "réenraciner" le groupe automobile Renault "en terre de France". "La souveraineté économique et financière, le produire en France, c'est la clé des emplois de demain", a fait valoir cette partisane de "travailler plus longtemps".


Elle a pointé dans la gestion de la crise sanitaire de "vieux réflexes soviétiques (...) : réquisition, contrôle administratif et centralisme démocratique", et demandé de "faire confiance aux collectivités", en présence de deux autres présidents de région, Hervé Morin (Normandie) et Jean Rottner (Grand Est).

L'Etat doit "se concentrer sur le régalien, l'ordre, la sécurité, la justice", a insisté Valérie Pécresse, à l'instar de la droite qui s'est emparée de ces thèmes après plusieurs faits divers violents cet été. Elle a fait applaudir les policiers et réclamé un "électrochoc d'autorité" ainsi que "l'impunité zéro" face aux "nouveaux barbares".

La présidente de l'Ile-de-France a aussi demandé que l'école "redevienne un sanctuaire" face aux violences, et défendu "la laïcité à la française" qui est "la loi au-dessus de la foi", interpellant le gouvernement à ce sujet: "est-il prêt à interdire le financement étranger opaque des cultes" et à "imposer le prêche en français". Celle qui veut réinvestir l'écologie à droite a en outre attaqué "l'obscurantisme" des Verts qu'elle a associés à "l'ultra-gauche".

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