Faure (PS) plaide pour que l'Aquarius obtienne un pavillon français

Faure (PS) plaide pour que l'Aquarius obtienne un pavillon français
Le secrétaire général du Parti Socialiste lors d'un rassemblement le 8 septembre 2018 à Le Relecq-Kerhuon

AFP, publié le lundi 15 octobre 2018 à 23h18

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a plaidé lundi pour que l'Aquarius, navire privé d'immatriculation, obtienne un pavillon français, "pour que ce bateau puisse continuer à sauver des vies".

"Je plaide pour que la France (...) puisse donner son accord pour que le pavillon de l'Aquarius soit français, ce serait une belle image et un beau symbole, et pour que ce bateau puisse continuer à sauver des vies. Parce qu'aujourd'hui il est immobilisé", a déclaré M. Faure, invité de l'émission Audition publique (Public Sénat/LCP/Le Figaro/AFP).

"C'est un comble de voir ce président (Emmanuel Macron) qui prétend être un progressiste, qui prétendait il y a un an et demi qu'Angela Merkel avait été l'honneur de l'Europe en accueillant un million de réfugiés sur son sol national... et voilà que maintenant pour un bateau qui transporte entre 50 et 150 réfugiés à chaque fois, on (n'est) pas capable de faire ce geste minimal. C'est indécent", a-t-il dénoncé.

Une pétition de soutien aux opérations de sauvetage en Méditerranée a réuni plus de 250.000 signatures, selon l'ONG SOS Méditerranée.

A Marseille, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon avait lui aussi affirmé le 6 octobre que "l'Aquarius (devait) avoir un pavillon et un pavillon français".

M. Faure a cependant estimé que "sur la question migratoire, il y a des sujets sur lesquels ce sera très difficile de se mettre d'accord (avec les Insoumis), parce que pour moi il n'est pas question de laisser naître l'idée que nous pourrions nous décomplexer par rapport à l'accueil nécessaire des réfugiés du droit d'asile".

"Je trouve que dans son mouvement, il y a aujourd'hui des ambiguïtés qui n'existaient pas jusqu'alors, et qu'elles méritent d'être levées. A lui d'y répondre", a poursuivi le député de Seine-et-Marne.

"Je connais Jean-Luc Mélenchon, je ne veux pas laisser entendre ici qu'il aurait une pensée qui puisse être raciste, mais il y a quand même cette tentation qu'on voit bien chez les Allemands, avec Aufstehen, le mouvement de (Sarah) Wagenknecht, qui aujourd'hui cherche à jouer avec un sentiment qu'elle croit être un sentiment populaire, et qui peut être aux limites de la xénophobie", a-t-il insisté.

Figure de la gauche radicale allemande, Sarah Wagenknecht a suscité la polémique avec son mouvement Aufstehen, qui entend remettre au coeur des débats les enjeux sociaux sans hésiter à les relier à la sensible question migratoire.

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