Faure (PS) appelle les militants au "combat" avant les municipales

Faure (PS) appelle les militants au "combat" avant les municipales
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à Paris le 17 juillet 2019

AFP, publié le samedi 24 août 2019 à 20h30

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a exhorté samedi soir à La Rochelle les militants à repartir "au combat" pour les municipales, scrutin crucial pour le PS, et réitéré ses appels au rassemblement à gauche.

"Le temps de la morosité n'est plus de saison", "repartons au combat", a-t-il lancé dans son discours clôturant la première université d'été que le PS a organisé depuis 2015.

Les municipales de mars 2020 sont un "scrutin local, mais local ne veut pas dire dépolitisé. La Rochelle signe notre entrée en campagne", a-t-il souligné.

"Au cours des six prochains mois, nous organiserons, sous la responsabilité de Boris Vallaud, trois grands forums qui recouperont les crises sociales, écologiques et démocratiques auxquelles nous avons à faire face" avant de porter au débat des "propositions", a développé M. Faure.

Côté projet, le premier secrétaire a appelé à développer ensemble le social et l'écologie, soulignant que "les inégalités climatiques renforcent les inégalités sociales". "Ce serait une erreur stratégique de traiter isolément ces questions ou de les opposer", a-t-il plaidé avant de tendre une nouvelle fois la main aux partenaires de gauche, en particulier Europe Ecologie les Verts et les Insoumis, tous deux réunis en universités d'été à Toulouse, le même week-end. 

"Avant-hier les socialistes dominaient le camp progressiste. Hier, les Insoumis, aujourd'hui les écologistes pensent avoir acquis le talisman d'une victoire sans partage", a relevé Olivier Faure. 

Mais, "la vérité est plus cruelle pour chacun. Aucune offre, prise séparément, n'est aujourd'hui en mesure de s'imposer, aucune ambition n'est en mesure de plier toutes les autres". Et "le danger c'est de laisser le débat politique monopolisé par un face-à-face entre libéralisme sans entraves et nationalisme sans complexes", a-t-il estimé, appelant à l'unité, faute de quoi, le risque est selon lui celui de "l'effacement de toute la gauche et de l'écologie".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.