«Fake news» : un texte de loi «liberticide», estime Marine Le Pen

«Fake news» : un texte de loi «liberticide», estime Marine Le Pen
La présidente du Rassemblement national dénonce une «définition liberticide» du texte de loi contre les «fake news».
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leparisien.fr, publié le mardi 05 juin 2018 à 16h51

Les députés vont discuter ce jeudi de deux textes controversés destinés à lutter contre «la manipulation de l'information».

Marine Le Pen a jugé «liberticide» la proposition de loi LREM contre les «fake news» (fausses informations) qui sera débattue à l'Assemblée nationale jeudi et pourrait, selon elle, devenir un «outil de censure».

«D'une lutte de bonne foi contre la véritable désinformation, dont peuvent se rendre coupables les médias même les plus présentables, à une censure indirecte, il n'y a qu'un pas qui semble ici allègrement franchi», écrit la présidente du Rassemblement national (ex FN) dans une tribune publiée mardi par le magazine Causeur.

La députée du Pas-de-Calais pointe deux «problèmes» : une «définition liberticide» des fausses informations et une procédure «déraisonnable» de recours contre elles. «Infantilisation des Français. Restriction des libertés fondamentales. Inflation législative. Engorgement des tribunaux. Cette proposition de loi n'a quasiment que des défauts majeurs de conception et devrait indigner l'ensemble de la classe politique», affirme Marine Le Pen.

Une rumeur relayée par Marine Le Pen pendant la campagne

Ce texte voulu par Emmanuel Macron et qui sera discuté en séance jeudi, vise à permettre à la justice de faire cesser en référé la diffusion de fausses informations durant les périodes préélectorales et électorales pour des scrutins nationaux.

Pendant la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait été la cible de nombreuses rumeurs sur Internet, dont une, la détention supposée d'un compte aux Bahamas, qui avait été citée par la candidate du FN Marine Le Pen pendant le débat télévisé de l'entre-deux tours.

Emmanuel Macron avait alors porté plainte contre X pour «faux, usage de faux et propagation de fausse nouvelle» et son entourage avait indiqué que la rumeur avait été massivement relayée par des comptes Twitter proches de médias proches du pouvoir russe, Sputnik ou RT.

La commission des Affaires culturelles a défini une fausse information comme «toute allégation ou imputation d'un fait dépourvue d'éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable», et encadré la procédure de référé.

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