Fake news : Emmanuel Macron accusé de vouloir attribuer des numéros d'identification aux enfants musulmans

Fake news : Emmanuel Macron accusé de vouloir attribuer des numéros d'identification aux enfants musulmans
Emmanuel Macron, le président de la République.

, publié le lundi 23 novembre 2020 à 18h40

Le tweet relayant l'infox, publié par une journaliste du Washington Post ce week-end, a été supprimé.

Selon cette "infox", Emmanuel Macron souhaiterait "attribuer un numéro d'identification à tous les écoliers musulmans". C'est ce qu'a affirmé sur Twitter samedi 21 novembre Karen Attiah, journaliste au service Global Opinions du Washington Post.


La journaliste "s'excuse sans équivoque"

La journaliste a par la suite compris son erreur.

"Je m'excuse sans équivoque pour l'erreur que j'ai faite en disant que le projet de loi de Macron vise les enfants musulmans. J'ai une responsabilité envers les faits. Et je ne veux rien rendre plus difficile pour mes collègues qui font un travail incroyable avec une histoire difficile", a-t-elle écrit, après avoir supprimé sa "fake news". Puis d'ajouter dans un autre message : "Cela dit, il est insensé d'ignorer la probabilité qu'un tel projet de loi créera probablement un climat dans lequel les musulmans souffriront encore plus de manière disproportionnée en France", a ajouté Karen Attiah.


L'"infox" sur Emmanuel Macron a fait réagir Cédric O, secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques.


"Bien sûr. Et nous buvons aussi le sang des bébés au petit déjeuner. Les démocraties ne peuvent pas lutter contre les fake news et la désinformation si les journalistes 'sérieux' ne font pas la moindre vérification", a-t-il répondu à la journaliste dans un tweet.

Selon La Dépêche, cette "fake news" a initialement été publiée par un autre média, The Muslim Vibe, qui a ensuite été corrigé : tous les écoliers, et non pas seulement les enfants musulmans, ont un numéro d'identification. L'article du site d'information a également été partagé par la ministre pakistanaise des Droits de l'homme, Shireen Mazari, avant d'être supprimé.

"L'Ambassadeur de France au Pakistan m'envoie ce message. Et comme l'article que j'ai cité a été corrigé par son média, j'ai supprimé mon tweet", a écrit la ministre.

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