Fabien Roussel (PCF) condamne les propos de Mélenchon

Fabien Roussel (PCF) condamne les propos de Mélenchon
Le député français et candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel le 25 mai 2021 à Paris

publié le mardi 08 juin 2021 à 09h07

Le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel a condamné mardi les propos de Jean-Luc Mélenchon liant terrorisme et élection présidentielle, marquant sa différence avec le leader de LFI.

"Je ne partage pas du tout ces propos, je les trouve particulièrement inappropriés, inutilement angoissants", et "je m'incline pour ma part devant les victimes, je les respecte profondément", a-t-il souligné sur France 2.

Interrogé pour savoir s'il allait jusqu'à condamner ces déclarations, il a répondu "bien sûr: à chaque fois qu'on me demande +quelle est la différence entre Jean-Luc Mélenchon et vous+, elle se fait jour de plus en plus, nous ne sommes pas pareils sur la forme et le fond, car je ne parle pas comme ça", a-t-il fait valoir.

"Je le laisse responsable de ses propos", a insisté le secrétaire national du PCF, disant pour sa part "souhait(er) la paix sociale, le débat dans la sérénité et parl(er) de propositions populaires".

Il a toutefois dénoncé "les propos de haine de l'extrême droite" après une vidéo d'extrême droite dans laquelle un youtubeur simule le meurtre d'un électeur Insoumis représenté par un mannequin, vidéo sur laquelle Jean-Luc Mélenchon a braqué les projecteurs. 

Les communistes y sont aussi désignés comme cibles.

Fabien Roussel a confirmé qu'il avait "saisi le procureur de la République hier (lundi)", qu'il allait "bien sûr porter plainte", car "on ne peut pas laisser passer de telles choses", et dit espérer que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin "va réagir".

Les propos de Jean-Luc Mélenchon prédisant dimanche "un grave incident ou un meurtre" dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, un événement "écrit d'avance", ont suscité l'indignation dans la classe politique et parmi les familles des victimes des attentats de terroristes islamistes.

Il a ensuite exprimé sa "compassion pour les victimes" mais aussi dénoncé une "ambiance violente" entretenue par ses détracteurs.

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