Européennes : Nicolas Hulot ne "sait pas encore" pour qui il va voter

Européennes : Nicolas Hulot ne "sait pas encore" pour qui il va voter
Nicolas Hulot, le 22 novembre 2018 à Paris.

Orange avec AFP-Services , publié le lundi 13 mai 2019 à 12h45

Interrogé par le journal italien L'Espresso, l'ancien ministre de la Transition écologique explique que son choix pour les élections européennes du 26 mai n'est pas arrêté et revient sur son passage au gouvernement l'été dernier.

Va-t-il soutenir Emmanuel Macron et voter pour La République en marche ? À deux semaines des élections européennes, Nicolas Hulot est toujours incertain sur son vote. "Je ne sais pas encore", a-t-il répondu au journal italien L'Espresso, a relevé dimanche 12 mai le journaliste de France Culture Frédéric Says. 



L'ancien ministre de la Transition écologique est également revenu sur son passage au gouvernement, rapporte Le Figaro. Il raconte avoir accepté d'entrer au gouvernement pour "lancer une transition profonde et irréversible dans tous les domaines : énergie, agriculture, transports". Jusqu'à avoir "la conviction absolue" qu'il n'aurait pas "les moyens de mener la politique qu'il voulait". "En restant au gouvernement, j'aurais menti", assure-t-il. Il reconnaît toutefois qu'Emmanuel Macron "avait une grande confiance en (lui), ce qui (lui) permettait de faire beaucoup de choses".

Depuis son départ l'été dernier, l'écologiste s'est montré assez critique envers la majorité. En mars dernier, il avait notamment appelé avec 19 organisations à un "big bang fiscal" et un meilleur partage du pouvoir, dans le cadre d'un pacte social et écologique. Fin avril, il a néanmoins estimé que la création d'un "conseil de défense écologique" annoncée par le chef de l'état durant sa conférence de presse était une "bonne idée", à condition de ne pas attendre "pour démarrer l'action". 

Dans cette interview, il demande à l'exécutif de "mettre en place des instruments économiques et des étapes de financement précises", estimant que "c'est le rôle de l'État de lancer et d'accompagner la transition écologique". 

"Je pense avoir été parfaitement confronté à la réalité"

Au cours de cet entretien, Nicolas Hulot en a profite également pour répondre à Sibeth Ndiaye. La porte-parole du gouvernement avait expliqué fin avril sur BFMTV qu'il n'était pas resté longtemps au gouvernement car il était avant tout "un militant qui peut-être a eu du mal à se confronter à ce qu'était au quotidien l'exercice du pouvoir". 




"Je pense avoir été parfaitement confronté à la réalité", réplique-t-il. Et d'ajouter : "(Il y a une) tendance dans le monde politique : dissimuler la vérité. Je ne voulais pas le faire".

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