Européennes : "La France insoumise a pris un coup sur la tête et Jean-Luc Mélenchon aussi", admet François Ruffin

Européennes : "La France insoumise a pris un coup sur la tête et Jean-Luc Mélenchon aussi", admet François Ruffin
François Ruffin le 1er avril 2019

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 12 juin 2019 à 15h25

Malgré le score décevant de La France insoumise le 26 mai dernier, l'élu Insoumis de la Somme assure que "rien n'est dit pour la suite".

Le résultat très décevant (6,31%) aux élections européennes a ouvert une crise au sein de La France insoumise. "Il est clair que la France insoumise a pris un coup sur la tête, et Jean-Luc (Mélenchon) aussi, il n'y a pas de doute là-dessus", a reconnu mercredi 12 juin le député François Ruffin sur France Inter.

"Je pense que rien n'est dit pour la suite", a-t-il néanmoins ajouté. "Il faut se retrousser les manches, il faut repartir à la bataille", a-t-il insisté. 




"Les macronistes n'ont pas gagné cette élection", a-t-il martelé, déplorant le gros score du Rassemblement national. Comment expliquer la victoire du parti de Marine Le Pen ? Selon lui, "l'évidence était que le gros bâton, pour battre Macron, était le Rassemblement national", mais aussi la "dispersion" de la gauche. "Ce n'est pas ce qui suscite le désir", a-t-il admis. 

"Populiste de gauche"

L'élu de la Somme a également regretté les critiques de certains de ses collègues contre le leader du parti. Clémentine Autain a notamment plaidé pour changer la ligne. Charlotte Girard, une figure du mouvement, a annoncé samedi son départ du mouvement, dont elle s'était déjà mise en retrait, fustigeant sa "désorganisation", l'impossibilité d'y exprimer ses désaccords, et "l'écart" que LFI n'a pas comblé avec "les gens".

"Je pense que c'est une tradition à gauche, que, quand on a des conflits de personne, des désaccords sur les méthodes, on le traduit en habits idéologiques, a-t-il déploré. Je ne suis pas sûr que, aujourd'hui, il y a un clivage entre deux lignes, à la France insoumise, entre les 'populistes' et 'de gauche'. Moi, je suis populiste et de gauche."


"La difficulté c'est comment être un mouvement qui investit dans la société sans s'ossifier en parti, et pourtant avoir des règles de fonctionnement", a-t-il ajouté en référence à des critiques internes sur le manque de structures de délibération.


 

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