"Être prof" : Brigitte Macron rend hommage à Samuel Paty dans une lettre

"Être prof" : Brigitte Macron rend hommage à Samuel Paty dans une lettre
Brigitte Macron, au Chesnay, en octobre 2020

, publié le mardi 20 octobre 2020 à 21h09

L'épouse du président de la République, ancienne professeure, ne pourra pas participer à l'hommage national rendu à l'enseignant, mercredi 21 octobre. Elle lui a adressé une lettre posthume, publiée dans les colonnes du Parisien.

Quatre jours après l'assassinat sauvage de Samuel Paty, Brigitte Macron rend hommage à l'enseignant d'histoire-géographie tué à Conflans-Sainte-Honorine, dans une lettre confiée au Parisien mardi 20 octobre.

"Aujourd'hui avec vous nous sommes tous Profs", écrit l'épouse du chef de l'Etat, elle-même ancienne enseignante. "Etre prof (...) C'est transmettre et anticiper (...) C'est entrer dans une classe et s'y sentir à sa juste place (...). C'est repérer une lueur que l'on a pu allumer dans les yeux des élèves, c'est aussi remarquer quand ils décrochent et aller les récupérer. C'est développer l'esprit critique (des élèves) pour les rendre libres. Tout cela, Samuel, vous le saviez et mieux encore, vous l'incarniez", écrit-elle dans la missive, publiée sur le site du Parisien dans la soirée de mardi.

Cas contact d'une personne contaminée au coronavirus et à l'isolement pendant une semaine, Brigitte Macron ne prendra pas part à la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, mercredi 21 octobre dans la cour d'honneur de La Sorbonne. A la veille de la cérémonie, Emmanuel Macron a déclaré que "les actes s'intensifieront" dans le cadre de la lutte contre l'islamisme radical. "Les actions continueront. Les mots, nous les avons eus. Le mal, nous l'avons nommé. Mais nos concitoyens doivent être protégés", a notamment lancé le président de la République, annonçant la dissolution à venir du collectif pro-palestinien Cheick Yassine.

Quatre jours après l'attentat, les enquêteurs tentent de reconstituer la chaîne complète des faits qui ont conduit au meurtre sauvage du professeur Samuel Paty, à qui des hommages sont rendus à l'Assemblée nationale et autour de son collège des Yvelines. Les policiers antiterroristes s'intéressent notamment à des messages échangés sur la messagerie WhatsApp entre l'assaillant et le parent d'élève, actuellement en garde à vue, qui avait appelé à la mobilisation après le cours sur la liberté d'expression dispensé par Samuel Paty, le 5 octobre.

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