État d'urgence sanitaire : critiqué, Olivier Véran recadre ses détracteurs à l'Assemblée

État d'urgence sanitaire : critiqué, Olivier Véran recadre ses détracteurs à l'Assemblée©Panoramic

, publié le samedi 24 octobre 2020 à 18h25

Les députés examinent ce samedi 24 octobre le texte présenté durant la semaine en Conseil des ministres pour prolonger l'état d'urgence sanitaire. Olivier Veran a appelé à "l'unité nationale" et a vivement répondu aux élus de l'opposition. 
Ce week-end, les députés débattent à l'Assemblée nationale du projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire alors que l'épidémie de coronavirus bat son plein.

Critiqué de toutes parts, Olivier Véran s'est autorisé un léger recadrage dans l'hémicycle, samedi 24 octobre. Aux députés qui ne souhaitent pas voter son texte, le ministre de la Santé répond : "À ceux qui considèrent que les mesures ne sont pas bonnes, je dis et je redis : dites-nous quelles sont vos propositions ! Comment comptez-vous protéger la vie des Français et lutter contre ce virus ?"



"Proposez !" Rappelant que "dans de très nombreux pays dans le monde, des mesures analogues" à celles prises en France sont mises en place, Olivier Véran l'a joué franc jeu : "Peut-être que tout le monde se plante" face à ce phénomène "naturel, peu connu et évolutif". Malgré tout, le ministre n'en démord pas. Si ses suggestions déplaisent, libre à chacun de faire les siennes. "Proposez !", a-t-il ainsi lancé à l'assistance. "Qui, quel est le député qui ici, au perchoir, pendant une heure de discussion générale, a émis une proposition ?"  

Danièle Obono, élue de La France insoumise, s'y est risquée plus tôt dans la séance. Son intervention a été jugée peu convaincante pour le ministre de la Santé. "Tremble Covid, on va nationaliser une entreprise qui produit de l'oxygène. Tremble Covid, on va annuler la dette des États", a paraphrasé Olivier Véran, un brin moqueur, l'invitant à troquer sa politique de rejet systématique contre des propositions concrètes. S'adressant au député LR de la Manche Philippe Gosselin, le ministre en a ensuite profité pour tacler l'argumentaire de son homologue du Val-d'Oise Antoine Savignat : "Beau comme du Dupont-Aignan"

"L'heure est à l'unité nationale", a fermement conclu Olivier Véran, après avoir concédé que "le ministère n'est pas le ministère des sciences infuses". Il a ensuite enjoint chaque membre de l'hémicycle à "consacrer tout son temps et toute son énergie" à la protection des soignants comme des Français.

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